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L'Usine de l'Energie

[WMF2017] "Laissons le charbon mourir de mort naturelle, taxons plutôt le gaz"

Myrtille Delamarche , , ,

Publié le , mis à jour le 07/07/2017 À 14H24

Au nombre d’éclats de rire de la salle, Robert Friedland, le sémillant patron d’Ivanhoe Mining, confirme son rôle de rock-star du World Materials Forum, en multipliant les envolées activistes. Florilège en cinq sujets.

[WMF2017] Laissons le charbon mourir de mort naturelle, taxons plutôt le gaz © MD

De la transition énergétique

Ardent défenseur des énergies renouvelables, Robert Friedland "ne croit pas qu’il soit nécessaire de mettre en place une taxe carbone sur le charbon. Le charbon va mourir à cause du gaz américain. Et parce que c’est juste inélégant de brûler du charbon. Or nous voulons vivre dans un monde aussi élégant que ce petit Versailles [à propos de l’hôtel de ville de Nancy, où se déroule chaque année le World Materials forum). Ne perdons pas de temps à taxer le charbon, laissons-le mourir de mort naturelle et taxons plutôt le gaz."

Des batteries lithium-ion

"Le singe voit, le singe imite", commente Robert Friedland en affichant une slide récapitulant la multitude de modèles de véhicules électriques à batterie lithium-ion. Il faut préciser que le serial entrepreneur défend la technologie Redox au vanadium, qui affiche selon lui une meilleure cyclabilité, avec une durée de vie de plusieurs dizaines d’années, et une totale ininflammabilité en cas d’incendie, contrairement aux batteries Li-ion, les plus répandues.

Du stockage de l’électricité renouvelable

"Un réseau électrique sans stockage, c’est comme tenir un stylo en équilibre dans la paume de votre main." Bien décidé à leur vendre sa technologie, Robert Friedland assène "en même temps qu’ils inondent le marché de leurs cellules photovoltaïques à bas coût, les Chinois doivent fournir le stockage. Nous devons réussir la même mise à l’échelle dans le stockage qu’eux dans les panneaux solaires." Faisant allusion à la ville chinoise de Dalian, Robert Friedland s’exclame "il existe en Chine un projet pour la construction de capacités éoliennes, solaires et de stockage équivalentes à plusieurs dizaines de centrales nucléaires." De fait, il s'agit d'un parc de stockage en batteries redox au vanadium d'une capacité de 200 megawatts (800MWh), deux fois celle du parc annoncé par Elon Musk. De quoi "faire de Tesla un nain !", selon Robert Friedland.

De la surprise en politique

L’année dernière, lors de la deuxième édition du WMF, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie, était venu conclure les débats. "Personne, alors, n’imaginait l’élection d’un président si jeune et dynamique en France. Car ce ne sont pas toujours les gens les plus intelligents qui arrivent au top, parfois une star de la réalité devient président des Etats-Unis", regrette ouvertement Robert Friedland. Ayant implanté l’un de ses centres de recherche à Toulouse, il en profite pour "remercier l’Etat français pour son soutien à la R&D".

Du changement climatique et des efforts à faire pour l’endiguer

"Quoi qu’en dise Donald Trump, le train est impossible à arrêter. La Californie, les grandes entreprises ont déjà annoncé qu’elles feraient tout pour tenir les engagements". Finalement, "Donald Trump a juste offert à la Chine une occasion sans précédent de verdir son image."

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