Quotidien des Usines

Windhager maintient son projet de reprise de Veninov

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Le projet de reprise de l’entreprise de Vénissieux (Rhône) tient toujours, malgré les rendez-vous manqués avec les salariés et les représentants du Grand Lyon les 12 et 13 décembre.

Windhager maintient son projet de reprise de Veninov © D.R.

"Les statuts de deux sociétés ont été déposés", indique d’Eric Kurtz, directeur de Windhager France, filiale du groupe autrichien Windhager Garten qui a repris Veninov, l’inventeur de la toile cirée, qui appartenait auparavant à l’allemand Alkor Venilia.

Une première société a été créée, Veninov Production, qui est détenue par l’industriel néerlandais Van Merksteijn. Elle louerait une partie de l’usine de Vénissieux (Rhône) pour produire des nappes vendues par Venilia Sales Marketing, autre société récemment créée. Van Merksteijn a déjà racheté une autre usine d’Alkor Venilia implantée à Boekelo (Pays-Bas), qui fabrique des adhésifs, où il a investi 14 millions d’euros, réembauché 48 personnes et "récupéré 43 % du chiffre d’affaires en dix-huit mois".

Si le dossier de reprise est débloqué au plan juridique, Eric Kurtz se dit prêt à embaucher cinq à six personnes dans un premier temps, ou une vingtaine à temps partiel, et à investir "10 à 12 millions en cinq ans" pour un objectif de chiffre d’affaires de 15 millions d’euros en 2015.

Entre le 9 et 12 janvier 2013, la société participera au salon Heimtextil à Francfort pour relancer son activité commerciale handicapée par la vente, par le mandataire judiciaire, des présentoirs de Venilia en grandes surfaces à son principal concurrent, l’allemand Hornschuch.

Entre temps, une réunion devrait être organisée la semaine prochaine dans un ministère à Paris à l’initiative du mandataire judiciaire pour clarifier la situation et redonner espoir aux anciens salariés de Veninov, qui ont "placé sous surveillance" le site de Vénissieux à l’appel de la CGT "pour éviter la dégradation de l’outil de travail".

Depuis le 4 mai 2012, date à laquelle le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) a autorisé la reprise de Veninov et de ses marques Venilia et Bulgom, "rien ne s’est passé", remarque dépité Bernard Dhennin (CFDT) qui ne croit plus guère aux promesses du repreneur.

Vincent Charbonnier

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