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L'Usine de l'Energie

Westinghouse va construire 4 réacteurs nucléaires en Chine

Publié le

Ce week-end, la Chine a attribué à l'américain Westinghouse Electric Company, filiale du japonais Toshiba, un contrat de plusieurs milliards de dollars pour la construction de quatre réacteurs de troisième génération, au détriment du français Areva.

Westinghouse va construire 4 réacteurs nucléaires en Chine

Le contrat porte sur la construction de quatre réacteurs de 1 100 mégawatts chacun répartis à Sanmen, dans la province orientale du Zhejiang, et Yangjiang, dans le Guangdong (sud). Pékin a choisi le réacteur à eau pressurisée AP1000 de Westinghouse, plutôt que l'EPR d'Areva, pour « la technologie elle-même, le transfert de technologie, la méthode de coopération et les questions d'autosuffisance et de localisation de technologie ». « C'est la technologie la plus avancée au monde », a affirmé le président de Westinghouse, Stephen Tritch, à l'occasion de la signature du protocole d'accord à Pékin.
Les centrales pourraient être prêtes en 2013 et ce contrat devrait créer 5 500 emplois aux Etats-Unis.

Le ministre des Finances Thierry Breton, en réaction à la perte de ce contrat pour le groupe français, commentait qu'« en plus des problèmes industriels rencontrés par Areva dans la réalisation de l'EPR (réacteur européen à eau sous pression) en Finlande, qui ont été, il est vrai, beaucoup exploités ici et là, il est indéniable qu'aujourd'hui Areva, avec cet échec en Chine, traverse une passe difficile ».

C'est en effet un échec cuisant pour Anne Lauvergeon, à la tête du groupe, qui, en deux ans de bataille, n'a pas ménagé sa peine, ni ses relations, pour obtenir ce juteux contrat de 6 milliards de dollars. Pour la présidente d'Areva, l'année se termine très mal. En Finlande, le retard ne cesse de grandir sur le chantier de construction du premier EPR (le réacteur de troisième génération mis au point avec Siemens), pour lequel Areva est ensemblier. Prévue pour un lancement en 2009, la tête de série a maintenant dix-huit mois de retard. Un délai qui va coûter cher au groupe -plus de 500 millions d'euros auraient déjà été provisionnés- et qui entame sa réputation.

Pour Anne Lauvergeon, reconduite à son poste de Présidente du Directoire en juin dernier malgré une campagne menée par ses rivaux et un ministre de l'Economie qui ne la porte pas dans son cœur, il y a danger. D'autant que son sort est aussi lié aux élections présidentielles. En 2004, à Bercy, Nicolas Sarkozy avait lancé la privatisation de 35 à 40 % du capital du numéro 1 mondial du nucléaire. Un projet annulé par Dominique de Villepin. Mais que ferait la gauche, en cas de victoire, où certains reprochent à Anne Lauvergeon d'avoir un peu trop misé sur les « libéraux » ?

Virginie Lepetit

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