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Wendel veut reprendre les acquisitions

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

La société d’investissement a suffisamment réduit son désendettement. Elle va désormais pouvoir se consacrer à la diversification de son portefeuille d’entreprises.

Wendel veut reprendre les acquisitions © nacu - morgueFile - C.C.

La chasse aux entreprises est ouverte pour le groupe Wendel. Les bons résultats enregistrés au premier semestre 2012 par la société d’investissement présidée par Ernest-Antoine Seillière vont lui permettre de reconstituer son portefeuille. Sur les six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires de Wendel a ainsi progressé de 12,9 %, à 3,2 milliards d’euros, et son résultat net de 60,2 %, à 724,8 millions d’euros.

"Ces bons résultats sont en grande partie dû à la cession de Deutsch", remarque Frédéric Lemoine, le président du directoire de Wendel. L’activité de Deutsch est repartie sur les chapeaux de roues après que nous y ayons réinjecté 60 millions d’euros en 2010. Nous avons réussi à le vendre 2,5 fois notre mise." La vente de l’entreprise américaine spécialisée dans la connectique, finalisée au mois d’avril 2012, a rapporté près d’un milliard d’euros à Wendel.

Une somme que le groupe a dédié presqu’intégralement à son désendettement. Près de 889 millions d’euros ont permis de réduire de 19 % sa dette brute par rapport à 2011 et de 55 % par rapport à 2009. Sa dette s’élève à fin août 2012 à 3,838 milliards d’euros, contre 8,445 milliards d’euros en 2009. "Cela a permis à Standard and Poor’s de remonter notre notation", se félicite Frédéric Lemoine. Wendel est passé de BB- à BB, avec une perspective stable.

De nouveau des moyens d'investir

Cette réduction de l’endettement du groupe va surtout permettre à Wendel de repartir en quête de nouvelles participations. Plombée par une dette colossale, la société d’investissement avait dû consacrer ces dernières années à la cession de ses participations, au détriment de l’investissement dans de nouvelles entreprises. Outre la cession de Deutsch, Wendel s’est aussi défait d’une grande partie de ses actions dans Legrand en fin d’année dernière, pour ne conserver plus que 5,8 % du capital. A tel point que Bureau Veritas représente aujourd’hui 48 % des actifs bruts de Wendel et Saint Gobain, 28 %.

"C’est atypique pour une société d’investissement d’avoir autant d’œufs dans le même panier, concède Frédéric Lemoine. Mais Bureau Veritas dispose d’une base de clientèle très diversifiée et est présent dans beaucoup de pays, nous sommes donc encore confortables."

Aujourd’hui, la société d’investissement dispose de nouveau des moyens d’investir. "Notre niveau de trésorerie est  important, de l’ordre de 10 % de nos actifs bruts, ce qui nous laisse de la place pour faire des acquisitions", souligne Frédéric Lemoine. La trésorerie atteint en effet 918 millions d’euros, dont une partie en dollars pour pouvoir réaliser des acquisitions en Amérique du Nord. "L’exemple de Deutsch, une société américaine que nous avons revendu à un américain (TE Connectivity), montre que nous pouvons le faire", assure le président du directoire.

"Nous recherchons des entreprises dans lesquelles nous voyons un potentiel de croissance sur 20 ou 25 ans", reprend Frédéric Lemoine. Le groupe avoue être particulièrement intéressé par les secteurs de la santé, de l’énergie et du service aux entreprises.

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