Wall Street vers un sursaut avec le pétrole mais attention au chômage

Publié le

par Patrick Vignal

Wall Street vers un sursaut avec le pétrole mais attention au chômage
En Europe, la tendance paraît fragile à mi-séance. À Paris, le CAC 40 prend 0,98% à 4.248,41 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,51% et à Londres, le FTSE avance d 0,44%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau
© Regis Duvignau

PARIS (Reuters) - Wall Street paraît tentée par un sursaut jeudi après le net repli de la veille et la flambée des cours du pétrole soutient les indices en Europe mais les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage aux Etats-Unis pourraient changer la donne.

Les contrats à terme sur les indices de référence de la Bourse de New York signalent pour l'instant une ouverture des indices de référence en hausse de 1,2% à 1,6% mais pourraient donc évoluer avec la publication à 12h30 GMT, une heure avant l'ouverture, de cet indicateur très surveillé.

Wall Street avait débuté mercredi le deuxième trimestre en cédant plus de 4% les investisseurs s'inquiétant de la dégradation sanitaire liée au coronavirus aux Etats-Unis et de la saison à venir des résultats d'entreprises.

En Europe, la tendance paraît fragile à mi-séance et susceptible de se retourner à tout moment, malgré l'envolée des cours du brut, qui prennent autour de 10% sur fond d'un espoir de trêve dans la guerre des prix que se livrent l'Arabie saoudite et la Russie. À Paris, le CAC 40 prend 0,98% à 4.248,41 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,51% et à Londres, le FTSE avance d 0,44%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prend 0,65%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,61% et le Stoxx 600 de 0,66%.

Le consensus Reuters table sur 3,5 millions d'inscriptions au chômage aux Etats-Unis la semaine dernière, contre 3,3 millions la semaine précédente, un record venu signifier les dégâts sur l'économie réelle de la pandémie de coronavirus.

Goldman Sachs table pour sa part sur un chiffre de six millions, ce qui en dit long sur les difficultés des analystes à s'accorder sur des prévisions dans un climat marqué par une très faible visibilité à la fois sur l'ampleur et la durée de l'épidémie.

PÉTROLE

Les indices européens et les futures de Wall Street seraient sans doute orientés différemment sans la spectaculaire remontée des cours du brut à la faveur des déclarations de Donald Trump, qui a dit s'attendre à un accord sur la production entre la Russie et l'Arabie saoudite dans les prochains jours afin de mettre fin à la guerre des prix.

Vladimir Poutine a de son côté appelé mercredi les pays producteurs et consommateurs de pétrole à trouver une solution pour améliorer la situation sur les marchés mondiaux des hydrocarbures, qu'il a jugée "difficile".

Le cours du Brent reprend plus de 10% pour repasser 27 dollars le baril. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne plus de 9% à 22,20 dollars.

VALEURS EN EUROPE

La progression des cours du brut soutient logiquement le secteur lié au pétrole et au gaz qui s'octroie la plus forte progression sectorielle (+5,38%) pour remonter à un pic de plus de trois semaines.

Total gagne 4,4% et le groupe de services pétroliers TechnipFMC grimpe de plus de 10%, en tête du SBF 120, devant son concurrent CGG (+8,2%). A Londres, Royal Dutch Shell et BP prennent autour de 8%.

A la baisse, Dassault Systèmes recule de 4,5%. Le groupe a dit viser une croissance de 14% à 17% de son chiffre d'affaires au premier trimestre, soit un peu moins que l'objectif initial d'une croissance de 20%.

Engie et Veolia, qui ont annoncé la suspension de leurs objectifs 2020, perdent chacun plus de 2%.

TAUX

La fébrilité du sentiment général continue de se refléter sur le marché obligataire américain, où le rendement des Treasuries à dix ans recule de plus de quatre points de base pour redescendre vers 0,59%.

En Europe, en revanche, le rendement du Bund à dix ans reprend quatre points de base à -0,432% et son équivalent français remonte à 0,05%.

CHANGES

L'"indice dollar", qui mesure les variations de la monnaie américaine face à un panier de six autres devises de référence, recule de 0,13% mais conserve la majeure partie de ses gains de la veille.

L'euro baisse de 0,3%, sous 1,10 dollar.

(édité par Blandine Hénault)

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