Wall Street signe sa plus mauvaise semaine en plus de deux ans

NEW YORK (Reuters) - Les marchés d'actions américains ont terminé en ordre dispersé vendredi, au terme d'une séance en dents de scie, tiraillés entre les espoirs nés des chiffres encourageants du chômage et la crainte de voir la première économie mondiale replonger dans la récession.

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La clôture de vendredi marque le terme de la plus mauvaise séance hebdomadaire signée par le S&P 500 en plus de deux ans.

Le Dow Jones a gagné 0,54%, soit 60,93 points, à 11.444,61 points, le S&P 500 a reculé de 0,69 point, ou 0,06%, à 1199,38 points et le Nasdaq a abandonné 23,98 point, ou 0,94%, à 2.532,41 points.

Sur la semaine, le Dow a cédé 5,8%, le S&P 500 -7,2% et le Nasdaq -8,1%.

L'indice CBOE Vix, parfois qualifié de baromètre de la peur sur les marchés, a lui oscillé tout au long de la séance, perdant plus de 10% avant de repartir à la hausse, touchant au passage son niveau le plus élevé depuis juillet 2010. Il a fini en hausse de 1,07%.

Les créations d'emplois se sont accélérées plus que prévu en juillet aux Etats-Unis et les chiffres de mai et juin ont été nettement révisés à la hausse, redonnant espoir dans la capacité de l'économie américaine à éviter une nouvelle récession.

Selon les chiffres publiés vendredi par le département du Travail, l'économie américaine a créé 117.000 emplois non-agricoles en juillet, contre 85.000 attendues en moyenne par les économistes.

"Cela ne règle rien", a commenté Michael Marrale, de RBC Capital Markets à New York.

"C'est plus une occasion de vendre que de revenir. La révision est encourageante, mais en fin de compte, on a eu des chiffres du PIB médiocres vendredi dernier, le rapport de l'ISM lundi et on commence à entendre des propos de certaines sociétés qui disent que l'on prend peut être la direction de la récession ou même que l'on est déjà en récession."

Aux valeurs, on retiendra que l'assureur américain AIG a terminé en baisse de 4,92% à 25,10 dollars au lendemain de la publication de résultats jugés décevants par les investisseurs.

Caroline Valetkevitch, Nicolas Delame pour le service français

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