Wall Street finit en hausse malgré Apple et ignore la Fed

par Lewis Krauskopf
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Wall Street finit en hausse malgré Apple et ignore la Fed
La Bourse de New York a fini mercredi en hausse modérée, hormis le Nasdaq freiné par Apple, portée une nouvelle fois par une série de résultats d'entreprises accueillis favorablement. L'indice Dow Jones a gagné 57,77 points (+0,25%). /Photo prise le 1er novembre 2017/REUTERS/Lucas Jackson

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini mercredi en hausse modérée, hormis le Nasdaq freiné par Apple, portée une nouvelle fois par une série de résultats d'entreprises accueillis favorablement.

Les annonces sans surprise de la Réserve fédérale à l'issue de la réunion de son comité de politique monétaire n'ont eu quasiment aucun effet sur les marchés. Comme prévu, la Fed a maintenu son principal taux directeur en l'état tout en laissant entendre qu'elle le relèverait très probablement en décembre.

Les commentaires de la banque centrale américaine sur la solidité de la croissance économique et du marché du travail aux Etats-Unis, malgré les ouragans, ont tout de même contribué à rassurer les investisseurs, qui attendent surtout de connaître le choix de Donald Trump pour le poste de président de la Fed.

Le président américain pourrait désigner jeudi Jerome Powell, actuel gouverneur de la Réserve fédérale, en remplacement de Janet Yellen, dont le mandat expire en février, ce qui serait perçu comme un gage de continuité.

L'indice Dow Jones a gagné 57,77 points (+0,25%), à 23.435,01. Le Standard & Poor's 500, plus large et principale référence des investisseurs, a pris 4,1 points, soit 0,16%, à 2.579,36. Le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a pour sa part fini en repli de 11,136 points (-0,17%) à 6.716,533, ralenti par le recul de 1,27% d'Apple.

Le fabricant de l'iPhone, dont le titre avait bondi de 8% sur les quatre précédentes séances, publiera ses résultats trimestriels après la clôture jeudi.

Les trois grands indices de la Bourse de New York ont une nouvelle fois atteint des records en tout début de séance et si les valorisations sont élevées à Wall Street, les investisseurs paraissent globalement confortés par les résultats trimestriels publiés jusqu'à présent.

"Les résultats orientent le marché, et ils continuent d'être vraiment bons", dit JJ Kinahan, responsable de la stratégie de marché chez TD Ameritrade.

Sur les entreprises cotées au S&P-500 ayant déjà publié leurs résultats, 73% ont affiché des bénéfices supérieurs aux attentes, selon les données Thomson Reuters. Cette proportion est supérieure au taux de 72% des quatre trimestres précédents.

ESTEE LAUDER BRILLE

Mercredi, c'est Estée Lauder qui a signé la meilleure performance du S&P-500 avec un bond de 9,22% à 122,12 dollars après un record en séance à 124,75 dollars. Le numéro deux mondial des cosmétiques a publié des prévisions pour la saison primordiale des fêtes de fin d'année nettement supérieures aux estimations actuelles du marché.

Le groupe pharmaceutique Allergan, qui produit entre autres le Botox, a grimpé de 4,15% en promettant à ses actionnaires de définir rapidement une stratégie pour renouer avec la croissance du bénéfice en 2019. Après une décision de justice défavorable concernant les brevets de son traitement Restasis contre la sécheresse oculaire, Allergan s'est engagé à combattre la concurrence des génériques en développant ses activités de base, en réduisant ses coûts et en procédant éventuellement à des rachats d'actions.

Le sidérurgiste US Steel et le spécialiste des GPS et objets connectés Garmin ont eux aussi ravi les investisseurs avec leurs résultats et leurs prévisions et ils ont pris respectivement 7,82% et 5,64%.

Le secteur de l'énergie a été le plus dynamique du jour avec un gain de 1,09% malgré le recul des cours du pétrole.

Il a été tiré par la hausse de 5,9% du titre Devon, la compagnie ayant publié un bénéfice supérieur aux attentes et surtout une production dans le haut de sa fourchette de prévision malgré l'ouragan Harvey.

Au-delà des résultats, l'enquête mensuelle ADP sur l'emploi privé a contribué à soutenir la tendance en renforçant l'idée d'une conjoncture économique favorable aux Etats-Unis. Cette étude indique que le secteur privé américain a créé 235.000 emplois en octobre, soit le chiffre le plus élevé depuis mars et un niveau supérieur aux anticipations des économistes.

Les chiffres officiels des créations d'emploi d'octobre seront publiés vendredi par le département du Travail et portent à la fois sur le secteur privé et le secteur public.

(Avec Sruthi Shankar à Bangalore; Bertrand Boucey pour le service français)

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