Wall Street attendue en baisse mais l'Europe monte

par Marc Angrand

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Wall Street attendue en baisse mais l'Europe monte
Les Bourses européennes progressent lundi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 gagne 0,86% à 11h50 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 0,16% et à Francfort, le Dax avance de 1,29%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait de nouveau céder du terrain à l'ouverture lundi, valeurs technologiques en tête, alors que les Bourses européennes progressent à mi-séance, sur fond de hausse des rendements obligataires et après une nouvelle poussée des cours du pétrole.

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais préfigurent pour l'instant une ouverture en repli d'environ 0,1% pour le Dow Jones, de 0,5% pour le Standard & Poor's 500 et de plus de 1,4% pour le Nasdaq.

Les actions américaines devraient ainsi céder une partie des gains engrangés en fin de séance vendredi après la clôture des marchés d'actions en Europe. Les grandes valeurs technologiques, qui avaient été les principales bénéficiaires de ce rebond, sont en net repli dans les échanges en avant-Bourse.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,86% à 5.832,12 points à 11h50 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 0,16% et à Francfort, le Dax avance de 1,29%.

L'indice EuroStoxx 50 est en hausse de 1,07%, le FTSEurofirst 300 de 0,91% et le Stoxx 600 de 0,97%.

Les investisseurs en Europe privilégient de nouveau la perspective d'une reprise économique après l'adoption par le Sénat américain du plan de relance de 1.900 milliards de dollars de l'administration Biden, qui pourrait rapidement être validé par la Chambre des représentants.

Le sentiment de marché est aussi soutenu par l'amélioration progressive de la situation sanitaire, illustrée par la réouverture des écoles primaires en Grande-Bretagne comme par le coup d'accélérateur donné aux vaccinations en France.

Ces espoirs continuent parallèlement de favoriser la hausse des rendements des emprunts d'Etat, un mouvement qui devrait dominer l'ordre du jour des réunions de politique monétaire des banques centrales au Canada, dans la zone euro et aux Etats-Unis au cours des dix jours à venir.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE

La remontée des rendements profite en premier lieu aux valeurs financières: l'indice Stoxx des banques gagne 2,73% et évolue au plus haut depuis le 27 février 2020, et celui de l'assurance prend 1,87%.

Parmi les secteurs cycliques qui tirent la hausse générale en Europe, l'automobile s'adjuge 1,87%, la construction 1,54%, le transport et les loisirs 1,02%.

A Paris, Société générale (+3,35%), Stellantis (+4,53%) et Axa (+1,98%) figurent ainsi parmi les meilleures performances du CAC 40.

En baisse, LSE Group (-1,95%) poursuit le repli entamé vendredi après la publication de ses résultats annuels.

TAUX

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans prend encore plus de trois points de base à 1,5924%, non loin du pic de 1,625% atteint vendredi en réaction aux chiffres meilleurs qu'attendu de l'emploi aux Etats-Unis en février.

Dans la zone euro, la tendance s'apaise après un début de séance lui aussi clairement haussier: le rendement du Bund allemand à dix ans est pratiquement stable à -0,297% après être monté à -0,276% dans les premiers échanges.

CHANGES

Le dollar est en hausse pour la quatrième séance d'affilée face aux autres grandes devises internationales (+0,24%), au plus haut depuis fin novembre. Il profite à la fois de la hausse des rendements des Treasuries et du repli en vue à Wall Street, qui favorise le repli sur les valeurs refuges.

"La montée des rendements américains a nourri la volatilité des marchés d'actions et soutenu le dollar américain", expliquent ainsi les stratèges d'UBS dans une note. "La Réserve fédérale reste accommodante mais son président, Jerome Powell, a choisi de ne pas s'exprimer contre la hausse des rendements, assurant à court terme un soutien au billet vert."

Désavantagé par les divergences conjoncturelles entre les deux rives de l'Atlantique et par la remontée plus rapide des rendements côté américain, l'euro poursuit sa baisse, autour de 1,1875 dollar (-0,39%), au plus bas depuis trois mois et demi.

PÉTROLE

Le marché pétrolier n'a que brièvement cédé aux prises de bénéfices après le franchissement par le Brent de la barre des 70 dollars le baril pour la première fois depuis le début de la crise du coronavirus.

Cette nouvelle poussée des cours s'explique par le vote du Sénat américain sur le plan de relance mais aussi par l'attaque d'un important terminal pétrolier saoudien dans le cadre du conflit armé en cours au Yémen.

Le Brent gagne 0,2% à 69,50 dollars le baril après avoir atteint 71,38, son plus haut niveau depuis le 8 janvier 2020, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,21% à 66,23 dollars après un pic de près de deux ans et demi à 67,98.

(Marc Angrand, édité par Blandine Hénault)

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS