Waeles pousse ses pions dans la fonderieLe groupe Waeles veut reprendre son développement, dans le 3 Croning notamment. Pour soutenir ses projets, il lance une augmentation de capital.

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Waeles pousse ses pions dans la fonderie

Le groupe Waeles veut reprendre son développement, dans le 3 Croning notamment. Pour soutenir ses projets, il lance une augmentation de capital.



Pas de temps à perdre! Chez Waeles Industrie, comme chez la plupart des ténors de la sous-traitance, on veut croire à la reprise. A peine remis des essoufflements que lui a causé la récession, le groupe, spécialisé dans la fonderie de précision et le découpage-emboutissage, a décidé de reprendre la course au développement. Et de gagner ses concurrents de vitesse. Pour s'en donner les moyens, il vient de procéder à une émission d'Absa (actions à bon de souscription d'actions). Cette opération, bien que "modeste" aux yeux des milieux financiers, devrait lui rapporter, dès l'émission, 35millions de francs...

Le groupe a retrouvé une marge de manoeuvre

Cette manne sera la bienvenue. Certes, Waeles Industrie a dégagé plus de 9 millions de francs de bénéfice net au premier trimestre pour un chiffre d'affaires de 451millions. Et Alain-Gérard Chollet, son P-DG, compte dépasser assez largement les 800millions de facturations pour le total de l'année. Le rythme d'activité devrait donc être en hausse d'environ 10% par rapport à l'ensemble de 1993. Voire de 20 à 30% par rapport à ses mois les plus "noirs"!Ainsi, le groupe a-t-il retrouvé une marge de manoeuvre. Mais pas assez large toutefois. Car, bien que sa situation financière reste saine, les pertes essuyées en 1992 (8,7millions), et surtout en 1993 (39millions, coûts de restructurations compris) ont tiré sur ses ressources. La remise en ordre de la société, comme la passation de pouvoir entre l'ancien P-DG emblématique, Jacques Baudinault, et Alain-Gérard Chollet, ont entraîné des changements d'organigrammes, d'hommes et de méthodes. Ce rajeunissement a été un électrochoc.

Mais la situation est maintenant assainie. Le redémarrage de l'activité et le retour des bénéfices, toutefois, n'auraient pu suffire seuls à consolider les fonds propres et dégager de nouveaux moyens offensifs avant de longs mois, et surtout à rallier les banques pour mener à bien de nouveaux projets. Car c'est maintenant qu'il est opportun d'agir. Des entreprises sont à reprendre, à des conditions avantageuses. Et Waeles a de l'appétit, et des idées en tête.

Mais ses dirigeants restent discrets et se retranchent derrière la note officielle de la COB (Commission des opérations de Bourse). Selon celle-ci, les développements se feront "aussi bien dans la fonderie de métaux ferreux et d'aluminium que dans l'emboutissage".

En fait, les tractations actuelles porteraient surtout sur la fonderie. Le groupe aurait notamment l'objectif d'affirmer son leadership dans la technologie du Croning (coulée en carapace). Il souhaite aussi "augmenter sa pénétration du marché de l'automobile dans les différents pays du monde". Pour l'heure, en effet, le groupe ne possède que deux petites implantations à l'étranger - aux Pays-Bas et aux Etats-Unis - alors que près du tiers de ses ventes se font hors de l'Hexagone.







USINE NOUVELLE - N°2472 -

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