Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Les objets connectés, nouvel arsenal des violences conjugales ?

Intissar El Hajj Mohamed ,

Publié le

Vu sur le web Le New York Times a réalisé une enquête dans laquelle il examine le rapport entre l’internet des objets et les violences faites aux femmes.  

Les objets connectés, nouvel arsenal des violences conjugales ?
Les femmes sont les premières victimes des violences psychologiques faites au moyen d'objets connectés.
© Pixabay

Les violences conjugales ne sont pas que physiques. Et la violence psychologique faites aux femmes s'appuie de plus en plus sur de nouvelles technologies : les objets connectés. Le sujet est au coeur d’une investigation publiée par le New York Times le 23 juin. Victimes, avocats; travailleurs dans des centres de refuge, services des lignes d’urgence… Le journal américain a récolté plus de 30 témoignages alarmants. “Verrous connectés, enceintes, thermostats, lumières, et caméras”, énumère l’article, “outils de harcèlement, d’espionnage, de vengeance, et de contrôle”.

Aux Etats-Unis, 29 millions de maisons étaient équipées de technologies intelligentes en 2017, et le chiffre augmenterait de 31% tous les ans, selon un rapport cabinet de conseil McKinsey. Mais la tendance reste nouvelle, précise le New York Times. Ce qui expliquerait pourquoi le lien entre les violences familiales et l’internet des objets n'est pas encore suffisamment étudié. Pourtant, les abus seraient nombreux. Une résidente de la Silicon Valley raconte ainsi que son mari manipule à son gré la température, l’éclairage, et la musique ; une autre affirme que le code d’entrée à sa porte change tous les jours sans qu’elle puisse se l’expliquer, quand une troisième victime entendait la sonnette sans qu’il n'y ait personne à l’entrée ; toutes croyaient perdre la raison.

Au delà du “revenge porn”

Selon Eva Galperin, directrice de cybersécurité pour l’Electronic Frontier Foundation, interviewée dans l’article, éteindre les objets connectés pourrait isoler la victime. Et encore, cette dernière ignore souvent comment fonctionne le dispositif, celui-ci étant dans la plupart des cas installé par l’agresseur lui-même, en l’occurrence le compagnon qui détient tous les mots de passe. En effet, Melissa Gregg, directrice de recherche chez Intel, assure au quotidien new-yorkais que ce sont en majorité les hommes qui se chargent des gadgets connectés à la maison.

Mais au final, la violence psychologique engendrée peine à se déclarer dans les Cours de justice américaines. Une infraction reconnue dans certains États reste le “revenge porn” : le fait de diffuser en ligne un contenu sexuellement explicite sans le consentement de la personne concernée. En France, ce crime est réprimé depuis la loi n°2016-1321 du 7 octobre 2016 et puni par 60 000 euros d’amende.

 

                                                                                                                                                                      

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle