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"L'objectif doit être de voler sans aucune émission" affirme Guillaume Faury, PDG d'Airbus

Sybille Aoudjhane , , , ,

Publié le

Vu sur le web Pour le PDG d'Airbus, Guillaume Faury, l'avenir sera électrique. Interviewé par le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung le 20 avril, le patron expose sa vision de l'aviation de demain. 

L'objectif doit être de voler sans aucune émission affirme Guillaume Faury, PDG d'Airbus
Pour Guillaume Faury, PDG d'Airbus, la prochaine décennie doit être celle de l'aviation sans émission.
© Airbus Group/ Lorette Fabre

L’objectif est clair : voler sans émission. C’est en ces termes que le nouveau PDG d’Airbus, Guillaume Faury, imagine l’avenir de l’aviation civile. "Dans une dizaine d’années, Guillaume Faury, le nouveau directeur d’Airbus, souhaite proposer des vols entièrement électriques à grande échelle", résume le journal Allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) après avoir réalisé une interview du patron français le 20 avril. "Nous devons introduire des moteurs électriques dès la prochaine décennie. L'objectif doit être de voler sans aucune émission", a-t-il déclaré au quotidien. L’ex-patron d’Airbus Helicopters a succédé à Tom Enders le 10 février.

Un développement qui "prendra du temps"

"Nous investissons, par exemple, dans nos petits prototypes entièrement électriques appelés City-Airbus et Vahana. S'ils sont opérationnels, nous augmenterons progressivement la taille des machines", ajoute Guillaume Faury. Le taxi volant d’Airbus Vahana en est encore à sa phase test. Il a effectué son premier vol longue durée de quelques minutes en février 2019. Les exploitations commerciales de ces machines devraient être envisageables "à la fin de la prochaine décennie, ou au début de la décennie suivante", précise le PDG. Pour lui, le développement des moteurs électriques "prendra du temps" car leur technologie n’est pas encore assez puissante pour pouvoir propulser des appareils tels que des avions.

"Les émissions polluantes augmenteront moins si les anciens avions sont remplacés par des modernes. Mais ce n'est pas suffisant. En améliorant la gestion du trafic aérien, il est possible de réduire de 10 à 15 % la consommation de carburant et les émissions de CO2", continue-t-il avant de conclure, comme un message : "plus d'imposition signifierait moins d'innovation".

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