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[Vu sur le web] En pleine épidémie de coronavirus, le stockage d’avions devient un véritable business

Olivier James , , , ,

Publié le

Vu sur le web Alors qu’une part grandissante des flottes d’avions est clouée au sol, plusieurs sociétés proposent de les parquer. Avec pour destinations principales les déserts américains et australiens…

En pleine épidémie de coronavirus, le stockage d’avions devient un véritable business
Le stockage d'avions devient un business à l'échelle internationale...
© Sigfox

Que faire de tous ces avions que les compagnies aériennes immobilisent au sol en raison de l’effondrement du trafic aérien mondial ? Les parquer dans le désert, où les conditions de maintien en opération sont optimales ! De quoi faire fructifier un business jusqu’à présent méconnu. C’est un article du Financial Times, publié sur le site du quotidien lundi 23 mars, qui révèle l’ampleur du phénomène en pleine pandémie du coronavirus et alors que 80% de la flotte mondiale d’avions est clouée au sol.

"Les compagnies aériennes garent les avions dans le désert lorsqu'elles estiment qu'ils ne seront pas remis en service avant au moins trois mois, détaille le Financial Times. Un manque d'humidité, de condensation et de sel dans l'atmosphère réduit le risque de corrosion." Et le patron du Center for Aviation (CAPA), Peter Harbison, d’assurer : "l’air sec y est bon pour le stockage, et c’est moins cher que la plupart des aéroports."

Des extensions de capacités qui se multiplient

Des exemples ? Delta Airlines a opté pour le Pinal Airpark (Arizona, Etats-Unis) et ses 200 hectares de superficie, American Airlines a choisi l’ex-centre militaire Roswell International Air Center (Nouveau Mexique) et Alliance Airlines a jeté son dévolu au niveau de l’aéroport Alice Springs, au cœur de l’Australie. C’est d’ailleurs au niveau de cet aéroport qu’explose l’activité de la société Asia Pacific Aircraft Storage, spécialisée comme son nom l’indique dans le stockage d’avions : elle est d’ailleurs en train d’étendre son site avec une nouvelle superficie de 110 hectares.

"Nous déplaçons un peu les choses sur place afin que nous puissions gérer au moins 30 avions, mais nous avons le feu vert pour commencer une expansion avant la fin du mois pour accueillir de 70 à 80 avions", a expliqué Tom Vincent au Financial Times, le fondateur de l’entreprise. Pour l’anecdote, le site accueillait déjà un certain nombre de Boeing 737 MAX, cloués au sol depuis un an déjà…

Des flottes entières clouées au sol

Et le phénomène devrait prendre de plus en plus d’ampleur. Delta Airlines prévoit de parquer environ 600 avions en raison de l’épidémie de coronavirus. "Nous avons presque doublé nos capacités en deux mois, avec 200 avions, et nous avons la capacité de monter à 400", a détaillé au quotidien Scott Butler, le responsable commercial de la société Ascent.

Et le dirigeant de préciser que contrairement au deux crises précédentes, celle du 11 septembre 2001 et celle liée à la crise économique de 2008, les compagnies aériennes se retrouvent cette fois-ci à immobilise des flottes entières… Précision : il en coûte 30 000 dollars par avion pour le stocker dans le désert. En Europe, à défaut de désert, les sites de stockage se trouvent, toujours selon le quotidien, au Royaume-Uni, en Espagne et dans le sud de la France.

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