Vous avez chaud ? Les gestionnaires de réseaux de transport de gaz craignent eux un hiver rigoureux

PARIS (Reuters) - La France risque-t-elle de manquer de gaz au cours de l'hiver 2017-2018 ? Les deux gestionnaires de réseaux de transport de gaz français le criagnent, en cas de périodes de grand froid à cause du faible niveau des souscriptions aux sites de stockage.

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Vous avez chaud ? Les gestionnaires de réseaux de transport de gaz craignent eux un hiver rigoureux
Site GRTgaz à Allonzier la Caille.

GRTgaz (filiale d'Engie) et TIGF alertent en conséquence les acteurs du marché, les appelant à augmenter leurs stocks et leurs approvisionnements en gaz naturel liquéfié (GNL). Les deux gestionnaires du réseau français ont expliqué dans un communiqué que, "sans augmentation des souscriptions de stockages souterrains de gaz, des arrivées rapides de gaz naturel sur les réseaux seront indispensables pour assurer l'approvisionnement des consommateurs en cas de périodes froides pour l'hiver prochain".

Selon GRTgaz et TIGF, les volumes souscrits à date dans les stockages français s'élèvent à 79,7 térawattheures (TWh) actuellement contre 111 à 114 TWh observés au début des trois hivers derniers. Storengy, filiale d'Engie et principal opérateur français d'infrastructures de stockage, avait déjà prévenu en avril que le faible niveau des réservations de capacités par les différents fournisseurs menaçait la sécurité d'approvisionnement du pays.

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Le secteur gazier se plaint globalement d'un manque de visibilité - voire de régulation tarifaire - dans le stockage en France, un projet de réforme ayant notamment échoué en 2016 sur fond de conflits juridiques et politiques. Bien que les fournisseurs aient des obligations en matière de stockage pour répondre à la demande hivernale des consommateurs, ils rechignent à jouer le jeu en raison d'un différentiel de prix entre l'hiver et l'été qui a fortement baissé ces dernières années et ne couvre plus les coûts du stockage.

La demande de gaz en France a été satisfaite au cours de l'hiver dernier mais, le système électrique ayant dû faire appel à des centrales à gaz pour compenser la faible disponibilité des réacteurs nucléaires en début d'année, des tensions sont apparues dans le Sud-Est du pays et les opérateurs ont dû puiser dans les stockages.

Pour Reuters, Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

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