Votez pour l'industrie

Selon notre sondage exclusif, Nicolas Sarkozy serait le meilleur pour défendre l’industrie. Mais pour une partie des Français, il serait le pire. Ce qui est rassurant, c’est que tout le monde a une opinion. Preuve que la thématique a occupé une large place dans la campagne.

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Qui serait le meilleur pour l’industrie ? À en croire le sondage exclusif de l’Ifop pour "L’Usine Nouvelle", les Français placent Nicolas Sarkozy en tête (29 % des réponses), devant François Hollande (20 %). C’est un bel avantage, mais pas une victoire par KO. En effet, dans le même temps, 17 % d’entre eux considèrent le chef de l’État sortant comme le pire candidat, avec un taux de rejet deux fois plus élevé que son concurrent socialiste (9 %). Dans les moments de vérité, Nicolas Sarkozy segmente à fond : il y a ceux qui croient en lui, et ceux qui le honnissent. François Hollande, lui, est fidèle à son image, sur l’industrie comme sur d’autres sujets : il agace moins, mais séduit moins. Les électeurs n’ont pas peur qu’il casse la machine, mais doutent qu’il soit capable de casser la baraque. Quant à François Bayrou, l’homme qui le premier a appelé à "produire en France" et à "acheter français", il arrive en troisième position, juste après les deux favoris. Pour 16 % des personnes interrogées, le meilleur défenseur des usines, c’est lui. Au-delà du classement, ce qui frappe dans ce sondage, au fond, c’est l’absence de non-réponses. Alors que plane le risque abstentionniste, eh bien, sur cette affaire, tout le monde a une opinion ! N’est-ce pas une première victoire pour les militants de l’industrie ? Une précédente étude de l’Ifop, réalisée en octobre dernier pour "L’Usine Nouvelle", montrait déjà la prise de conscience : près de neuf Français sur dix estimaient que la réindustrialisation devait être l’une des "principales priorités" du prochain quinquennat.

Une fois n’est pas coutume, ils ont été entendus. Les dix prétendants ont intégré à leurs programmes l’urgence industrielle. L’analyse de leurs propositions permet d’ailleurs de les cartographier. Il y a les étatistes et les décentralisateurs, les pronucléaires et les antis, ceux qui veulent alourdir l’impôt sur le travail et ceux qui au contraire veulent l’alléger, les protectionnistes et les libre-échangistes… Les positionnements sont souvent clairs et nets, contrairement à l’idée reçue d’une uniformité de l’offre.

Avant de choisir votre bulletin, le 22 avril, n’hésitez pas à lire notre enquête (pages 26 à 37), et à consulter sur notre site Web l’intégralité de notre banc d’essai. Bien sûr, il n’est pas question de faire son choix sur ce seul critère. Mais franchement, toute passion pour les usines mise à part, c’est tout de même une affaire sérieuse. Avec une industrie tonitruante, la France serait un Pays de Cocagne.

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