"Vosges Terre Textile suscite des vocations dans d’autres régions"

Lancé officiellement le 14 avril, "Vosges Terre Textile" se veut la première Indication géographique protégée (IGP) du textile. Géré par le Syndicat des textiles de l’Est, ce label a permis de fédérer les fabricants locaux et de "développer des projets industriels communs". Son président, Paul de Montclos, également PDG de Garnier-Thiebaut, répond aux questions de L'Usine Nouvelle.

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L’Usine Nouvelle - Vous avez créé le label "Vosges Terre Textile" il y a six mois. Quel bilan faites-vous aujourd’hui ?
Paul de Montclos - Nous sommes un peu dépassés par son succès. Nous enchaînons les réunions de présentation dans plusieurs régions de France qui sont intéressées par cette initiative. Cela suscite des vocations. Les régions Alsace et Midi-Pyrénées pourraient suivre bientôt. Les élus locaux s’associent de plus en plus à notre démarche. Certains vont mettre des panneaux à l’entrée de leur communes pour signaler qu’elles sont partenaires de "Vosges Terre Textile".

Quels bénéfices trouvent les industriels vosgiens dans cette démarche ?
De nombreuses entreprises nous sollicitent pour adhérer au label. Aujourd’hui, nous sommes en passe d’être 25, contre 22 il y a six mois. Mais nous sommes obligés de refuser certains fabricants, qui communiquent sur le nom Vosges, mais ne fabriquent pas réellement dans la région. Ce label permet de fédérer les industriels autour d’un but commun, promouvoir le savoir-faire local, et de dépasser l’aspect concurrentiel historique que nous avions. Le réseau facilite aussi les partages de compétences. Aujourd’hui, il y a même des projets industriels communs qui se créent entre plusieurs fabricants textile des Vosges.

Allez-vous pouvoir devenir la première AOC industrielle ?
Nous sommes apparentés à une Indication géographique protégée (IGP), sans en avoir le statut officiel. Nous faisons partie du groupe de travail sur le "Fabriqué en France" issu des Etats généraux de l’Industrie. A ce titre, nous essayons de faire changer la réglementation européenne qui, pour l’instant, limite les Indications géographiques protégées au seul domaine agricole et agroalimentaire. La législation française, qui avait créé l’Appellation d’origine contrôlée (AOC) n’a pas autorité sur les IGP qui sont un label européen.

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