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L'Usine Auto

Volkswagen s’enfonce de nouveau dans la crise sur le diesel

Pauline Ducamp ,

Publié le

Fin 2015, le constructeur allemand avait fait amende honorable et semblait prêt à démarrer 2016 en remettant les 9 millions de véhicules incriminés aux normes. C’était sans compter sur l’ingéniosité du groupe allemand pour torpiller sa propre communication de crise.


Matthias Muller a repris la direction de Volkswagen à la suite du scandale découvert aux Etats-Unis. (Volkswagen)

Les bons auspices de la nouvelle année n’auront pas duré longtemps pour Volkswagen. Alors que le rappel de plus de 9 millions de véhicules dans le monde doit commencer ce mois-ci, suite au scandale sur les moteurs diesel truqués, le groupe allemand semble de nouveau s’embourber dans la crise.

"Nous n’avons pas menti"

Les propos tenus le 10 janvier à la veille du salon de Détroit (Michigan) par le nouveau président directeur général ont eu l’effet d’une bombe. "C’était un problème technique. […] Nous n’avons pas eu la bonne interprétation de la loi américaine. Nous avions fixé certains objectifs à nos ingénieurs, et ils ont résolu le problème et atteint ces objectifs grâce à un logiciel qui n’était pas compatible avec la loi américaine. C’est un fait. Mais je ne comprends pas pourquoi vous me posez la question d’un quelconque problème moral", a déclaré Matthias Muller sur l’antenne de National Public Radio, avant d’ajouter : "Nous n’avons pas menti". Ces propos ont jeté un froid, et remis en cause toute la communication de crise de VW depuis trois mois et l’arrivée de Matthias Muller.

Problèmes techniques ou commerciaux ?

La réponse des autorités américaines ne s’est donc pas fait attendre. Malgré des excuses publiques renouvelées lors de la conférence de presse de VW à Détroit, aussi bien l’agence californienne de l’environnement (CARB) que l’agence fédérale (EPA) ont rejeté le 12 janvier le plan de rappel de Volkswagen. Les deux agences sont cependant restées évasives sur les raisons de ce refus.

S’agit-il de pousser VW à une indemnisation plus forte des propriétaires de véhicules touchés ? A un rachat massif de toutes les voitures concernées et non pas seulement des 115 000 évoquées début janvier ? Les solutions techniques répondent-elles bien aux normes plus sévères aux Etats-Unis qu’en Europe ?

Une chose est sûre : sur le vieux continent, où des solutions techniques ont aussi été présentées et approuvées fin novembre par les autorités allemandes, personne n’a compris pourquoi le constructeur s’est entêté à tricher.

Une culture d’entreprise

Un second élément ne fait pas de doute: la culture d’entreprise de VW est en cause et l’un des chantiers de Matthias Muller est de la réformer rapidement. Or, si les constructeurs sont rodés dans la gestion de grands rappels pour des raisons sécuritaires et peuvent même en sortir grandi (comme Toyota), ils semblent moins à l’aise sur les questions éthiques ou liées à leur organisation interne. Et les autorités américaines ne badinent pas avec l’éthique. Tim Murphy, le parlementaire qui dirige la commission d’enquête au Congrès sur la triche VW, a l’air de rien remis sur la table cette semaine l’hypothèse d’une amende exorbitante que le groupe est susceptible de payer…

 

Pauline Ducamp

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