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L'Usine Aéro

Vol MH17 : un tir de missile tout sauf improvisé

Hassan Meddah , , ,

Publié le , mis à jour le 18/07/2014 À 16H40

Le type de missile sol-air qui a abattu l’avion malaisien MH17 nécessite une infrastructure au sol complexe et une grande technicité. Vu sa complexité, il ne peut être mis en œuvre que par une armée professionnelle.

Vol MH17 : un tir de missile tout sauf improvisé © Wikimedia commons - Yuriy Lapitskiy

Qui a abattu l’appareil de la Malaysia Airlines ? Impossible de répondre aujourd’hui à cette question. Forces gouvernementales ukrainiennes et militants pro-russes se rejettent la responsabilité de cette catastrophe qui a entrainé, jeudi 17 juillet, la mort de 298 passagers de l’appareil civil. Si personne n’a de certitudes dans ce domaine, l’usage d’un missile sol-air révèle que les responsables disposent d’une maîtrise technique importante en matière d’armement.

Les spécialistes des questions militaires pensent que c’est un missile sol-air de conception russe connu sous le nom de BUK et répondant à la norme OTAN SA 17 qui a abattu l’avion de ligne malaisien. Ils sont fabriqués par le fabricant Tikhomirov Scientific Research Institute of Instrument Design. Selon les bases de données mondiales de référencement des armements, aussi bien les forces armées russes qu’ukrainiennes sont équipées de tels missiles.

Mis en œuvre par une armée professionnelle

"C’est un système de défense aérienne sophistiqué. Son usage est d’une grande technicité et ces missiles ne sont pas à la portée de tous", explique-t-on du côté du fabricant de missiles européen MBDA. En effet, les missiles BUK n’ont rien à avoir avec les lance-missile antiaériens légers et à courte portée utilisés pour atteindre hélicoptères ou avions de combat à basse altitude, comme les fameux Stinger américains utilisés notamment par les rebelles durant le conflit afghan.

Que ce soit au niveau de leur capacité de destruction, de leur encombrement et de leur portée. Ces missiles pèsent plus de 720 Kg et intègrent une charge explosive à fragmentation de 70 Kg. Ils peuvent détruire une cible dans un rayon de 45 kilomètres et jusqu’à 25 kilomètres d’altitude. Vu sa complexité, ce système de missile sol-air ne peut être mis en œuvre que par une armée professionnelle capable de les acheter, de les maintenir et de former ses soldats à son maniement.

Pas d’improvisation

Par ailleurs, le tir de ces missiles nécessite une infrastructure au sol complexe : un lanceur de missiles, un centre de commandes et des radars de différents types. Ce type d’opération ne peut en aucun cas être improvisé. Le poste de commandement répond à des procédures précises et le tir nécessite le feu vert du chef de commandement.

Clairement, une fois le missile lancé, l’avion de la Malaysia Airlines n’avait aucune chance de lui échapper. Nettement plus lent qu’un missile sol-air, avec une manœuvrabilité réduite, sans système de leurre ou de contre mesures qui équipent les avions de combat, l’avion de ligne commerciale ne pouvait éviter le missile. Le radar de surveillance principale du système BUK a permis de le repérer dès son entrée dans l’espace aérien proche; le radar de poursuite a pris le relais et permis de recaler la trajectoire du missile sur sa cible durant sa phase d’approche; et enfin les autodirecteurs (les radars internes au missile), l’ont conduit jusqu’à sa cible.

Hassan Meddah

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2 commentaires

Nom profil

22/07/2014 - 12h36 -

L'auteur de l'article semble ignorer un détail important : le véhicule transporteur et tireur des missiles comporte lui aussi un radar. Et dans une situation où il n'a plus contact avec les autres radars de son régiment, il est prévu qu'il puisse tirer seul. Toutefois, les performances sont dégradées, en particulier le rayon de détection.
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Nom profil

18/07/2014 - 18h31 -

N'oublions pas la vitesse de la bestiole : supersonique. Entre Machs 3 et 4, ce qui revient à plus d'un kilomètre par seconde. Ca trace!
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