Voitures autonomes, GM Canada met les bouchées doubles

Le constructeur automobile General Motors teste à Oshawa (Ontario, Canada) ses voitures semi-autonomes. Il espère voir des Chevrolet, des Cadillac et des Buick rouler sans conducteur d’ici à 2020. 

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Crédits Nabil Shash: Shash Photography

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"Là je contrôle toujours le volant, mais je n’appuie pas sur la pédale de frein", indique un ingénieur de General Motors, alors que son coupé Cadillac noir vient de s’arrêter brusquement en marche arrière. Ses capteurs ont repéré un obstacle : un plot de chantier. General Motors a installé sur le siège de sa filiale canadienne à Oshawa (Ontario) un centre de tests pour ses voitures connectées et semi-autonomes.

Trois Cadillac et une Chevrolet tournent en rond sur un parking. Elles changent de vitesse, évitent des obstacles, et se garent en créneau. Toutes seules, ou presque. Un ingénieur de GM est derrière le volant, mais le système "Active Safety" permet aux voitures d’effectuer certaines manœuvres en mode autonome.

Chaque véhicule est équipé de six capteurs à l’avant, et de quatre à l’arrière. Ils couvrent une distance de trois mètres. Les voitures sont aussi munies de quatre caméras. "Le prix n’augmentera pas significativement, puisque ces technologies sont développées sur des modèles déjà haut-de-gamme, assure Mathew Bertin, responsable des relations avec le gouvernement chez General Motors Canada. De plus, les capteurs ne sont pas chers à fabriquer, ce qui coûte cher c’est l’ingénierie, la recherche et développement pour les faire fonctionner ensemble."

Crédits Nabil Shash: Shash Photography

100 ingénieurs engagés en 2015

Sur son site d'Oshawa, General Motors Canada a engagé plus de 100 ingénieurs en 2015 entièrement consacrés à la voiture connectée. Le constructeur travaille sur 80 projets différents pour concevoir la voiture du futur.

"Nous avons choisi l’Ontario car la région regorge d’ingénieurs qualifiés, les meilleurs après la Sillicon Valley, grâce notamment à l’Université de Waterloo et de son programme d’ingénierie automobile." Autre critère de choix : le gouvernement de l’Ontario a investi 2,5 millions de dollars canadiens (soit 1,7 million d’euros) en 2015 pour aider les entreprises du secteur automobile à développer des voitures connectées. C’est aussi la première province du Canada à avoir autorisé les tests de véhicules autonomes sur routes ouvertes, le 15 octobre.

Certaines technologies comme l’Adaptive Cruise Control (ACC) qui adapte la vitesse de la voiture à celle des autres véhicules, sont déjà disponibles sur quelques modèles de GM, comme chez beaucoup d’autres constructeurs. Le constructeur américain ne s'estime pas en tête de la course à la voiture intelligente face à ses concurrents (principalement Toyota, BMW, Audi). "Nous empruntons tous des routes différentes tout en poursuivant le même but. L'approche de GM est plus pragmatique. Nos fabriquons des produits qui pourront être produits à grande échelle," avance le manager.

"Le gouvernement doit connecter les infrastructures"

GM espère commercialiser d’ici à 2017 le système Super Cruise, qui permettra à la voiture de rouler en mode autonome sur plusieurs kilomètres, dans certaines conditions, sur l’autoroute notamment. Pour qu’une Chevrolet ou une Cadillac s’oriente toute seule en ville, il faudra attendre un peu plus. Cinq ans selon Mathew Bertin. "Nous ne voulons pas utiliser Google Map comme le fait Tesla. Ce n’est pas assez précis pour une voiture autonome. Nous sommes en discussion avec le gouvernement d’Ontario pour que les infrastructures soient dotées de capteurs le plus rapidement possible. Il est essentiel que nous travaillions ensemble pour développer les voitures de demain."

Marine Protais

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