Voiture électrique : elle n'a aucun avantage compétitif mais elle peut s'imposer !

Les annonces faites hier par le gouvernement ne suffiront pas à lancer le marché de la voiture électrique. Si l'on veut que cette technologie s'impose, il faudra handicaper un peu plus les moteurs essence et diesel.

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Voiture électrique : elle n'a aucun avantage compétitif mais elle peut s'imposer !

La voiture électrique n'a aucun avantage compétitif. Prix, autonomie, facilité d'utilisation : sur les principaux critères qui guident aujourd'hui l'achat d'une automobile, elle est mal placée, quand elle ne se retrouve pas dernière de la classe. Et le seul domaine dans lequel elle s'impose comme le meilleur élève de sa catégorie -l'environnement- ne pèse pas assez lourd pour compenser ses handicaps.

Qu'on le veuille ou non, si l'on n'influe pas fortement sur les trois leviers cités plus haut, rien ne sert de promettre l'avènement de la voiture zéro émission, de s'inquiéter du faible nombre d'infrastructures de recharge ou de faire de la pédagogie pour changer le comportement des automobilistes... Tout cela ne se produira pas !

Pour que l'électrique prenne sa revanche sur les voitures thermiques, il va falloir lester les avantages compétitifs des autres technologies (moteurs essence et diesel) en limitant leur liberté de mouvement (elles font 1000 km avec un plein), en augmentant leur coût (aujourd'hui bon marché) et en rendant complexe leur utilisation.

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Cette "correction", elle ne peut naître que d'une volonté politique. Elle semble être dans les discours mais pas encore dans les actes. Pour lancer la voiture zéro émission, il faudra plus que des tarifs préférentiels dans les parkings et aux péages. L'Etat devra fortement taxer les véhicules les plus polluants et leur interdire l'accès à certaines zones sensibles comme les agglomérations ou les centre-villes.

Ce choix devra être mûrement réfléchi car il aura des conséquences dans la filière automobile et au-delà. Il entraînera des changements de comportement forts. Il impactera sans doute l'organisation du travail, des déplacements professionnels. Il imposera aussi de muscler les transports publics et donc d'investir dans des infrastructures. Ce serait une vraie révolution de société. On peut choisir d'y aller. Mais, avant de se lancer, interrogeons-nous : y sommes-nous prêts ?

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