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Vodafone libre de s'attaquer à SFR

Hassan Meddah , ,

Publié le

La fin de son pacte de non-agression avec Vivendi Universal ouvre de nouvelles perspectives à Vodafone. Objectif : mettre la main sur SFR.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

L'accord qui interdisait à Vodafone de lancer une OPA sur Vivendi Universal a expiré le 30 janvier. L'opérateur britannique a désormais les mains libres pour se lancer à la conquête de SFR. Quel peut être, dans ce contexte, sa stratégie ? Trois scénarios semblent aujourd'hui se dégager.

Le plus probable : Vodafone privilégie l'Amérique

ATT Wireless est à vendre. Les offres doivent être impérativement déposées au plus tard le 13 février prochain. L'opérateur américain et ses 22 millions d'abonnés constituent toutefois un sacré morceau, même pour un spécialiste des acquisitions : 30 milliards de dollars. A peine satisfait des 44,4 % qu'il détient dans l'opérateur américain Verizon, Arun Sarin, le P-DG de Vodafone, est conscient que la possibilité de prendre la majorité du capital d'un opérateur mobile outre- Atlantique ne se représentera peut- être plus de sitôt. Vodafone n'est cependant pas le seul sur le coup. Il doit affronter le japonais NTT DoCoMo, et les américains Cingular et Nextel. La bataille est rude. Les enchères s'envolent. Vodafone l'emporte, mais à quel prix ! Ses réserves de cash ont fondu et le processus de reprise en main s'avère complexe. Le britannique oublie un temps SFR.

Le plus risqué : Vodafone lance une OPA sur Vivendi Universal

Arun Sarin est fatigué d'attendre. Le patron de Vodafone ne peut plus se satisfaire d'une position minoritaire dans SFR, avec 43,9 % du capital. « Vodafone a absolument besoin d'une présence en France. C'est un marché essentiel en Europe », confirme Nigel Deighton, consultant pour le Gartner. Or en face, Vivendi Universal n'est pas prêt de céder une entité, qui soutient le cours de son action et qui va distribuer 3,2 milliards d'euros de dividendes en 2004, dont 1,8 milliard d'euros au seul groupe de Jean-René Fourtou.

Battu sur le fil pour le rachat d'ATT Wireless, l'opérateur britannique décide de passer à l'action et lance une OPA sur Vivendi Universal en s'appuyant sur des réserves de cash évaluées à quelque 20 milliards de livres. Jean-René Fourtou n'a pas les moyens de surenchérir, ni de rassurer des actionnaires inquiets du flou stratégique dans lequel baigne le groupe. Pour autant, l'opération comporte des risques non négligeables pour le britannique. La vente de Vivendi Universal Entertainment à NBC doit être avalisée par les autorités américaines, les activités jeux et musique sont en perte de vitesse, et Canal+ doit être rapidement revendu. La loi française s'oppose en effet à ce qu'un groupe extra-communautaire détienne plus de 20 % du capital d'une chaîne française.

Le plus pacifique : Vivendi Universal cède SFR

Vodafone se montre de plus en plus explicite. Et le patron de Vivendi Universal, Jean-René Fourtou, comprend que l'opérateur britannique est prêt cette fois-ci à mettre le prix pour emporter SFR. Pressé de tenir son objectif de réduction de dettes de 13 milliards à 5 milliards d'euros fin 2004, le management de Vivendi Universal scelle le destin d'une entité travaillant de manière de plus en plus intégrée avec Vodafone. Dépourvu de son principal générateur de cash, le conglomérat VU n'a plus lieu d'être et ses activités sont peu à peu vendues ou mises en Bourse. La marque SFR disparaît au profit de Vodafone France. Vivendi Universal a vécu.

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