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Vive la "compète" !

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Pourquoi, en 2012, les employés et les employeurs devraient-ils financer à eux seuls le modèle social français ? Il est temps d’administrer un choc de compétitivité à notre économie.

Vive la compète !

A deux semaines de l’ouverture des Jeux de Londres, célébrons l’esprit de « compète ». A l’instar de l’équipe de France olympique, l’industrie tricolore en a bien besoin, elle aussi !  Pour décrocher l’or, l’argent ou le bronze, il lui faut un bon mental et un goût de la victoire. Mais cela ne lui suffira pas. Pardon pour la tautologie : si elle veut remporter plus de compétitions, notre industrie doit gagner en… compétitivité ! Et sur ce sujet, l’important n’est pas de participer. Il faut du concret. Le chef de l’Etat l’a bien compris, qui a ouvert lundi la conférence sociale en citant trois grands défis : le redressement des comptes publics, la baisse du chômage et l’amélioration de la "compète". Il s’est mis en tête de trouver le point d’équilibre entre la compétitivité de l’économie, d’une part, et la justice sociale, d’autre part.

Son succès dans cette entreprise dépendra de sa propension à réformer. François Hollande doit faire oublier son image d’homme de synthèse, de producteur de consensus mou, et se fabriquer une réputation d’homme d’Etat prêt à toutes les audaces. S’il veut jeter les bases d’un authentique « redressement productif », il doit en effet modifier radicalement les paramètres de notre modèle. Avec un sujet clé : le financement de la protection sociale des Français : assurance maladie, retraite, allocations familiales, assurance chômage, RSA… Depuis la Libération, elle est intégralement payée par ceux qui travaillent et ceux qui emploient. Ce n’est pas vraiment logique, mais historique. Pourquoi, en 2012, les employés et les employeurs devraient-ils financer à eux seuls le modèle social français ? Pourquoi devraient-ils se cotiser pour payer, par exemple, les quelque 300 euros d’allocation reçus par les familles à l’arrivée du troisième enfant ? Pourquoi le travail serait-il toujours plus cher et nos entreprises toujours moins compétitives ?

Nicolas Sarkozy avait apporté une réponse à ces questions, en proposant une hausse de 1,6%  de la TVA et de 2% de la CSG (sur les revenus du patrimoine). Or, François Hollande ne veut pas de cette TVA qu’il juge antisociale. Il lui reste la CSG, une cotisation inventée par Michel Rocard et dont tous ses successeurs ne peuvent que se féliciter. Elle n’est pas trop injuste, bénéficie d’un excellent rendement, et se révèle plus indolore que ses concurrentes... Alors, si la France et son industrie ont besoin d’un "choc de compétitivité", pour reprendre la formule de Louis Gallois, ancien PDG d’Airbus et actuel Commissaire général à l’investissement, il faut alléger d’un coup les entreprises de 30 à 50 milliards d’euros de charges, en les transférant sur la CSG. Ça aurait de l’allure. Vive la compète !

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