Viva Technology : Seb veut transformer son SAV avec l'impression 3D

Lors de la conférence Viva Technology, qui se tient jusqu'à demain Porte de Versailles à Paris, le spécialiste du petit électroménager a fait part de ses ambitions en matière d'impression 3D. Dès l'année prochaine, le groupe français prévoit d'imprimer plus de 20 000 pièces détachées. Pour accélérer dans ce domaine, Seb collabore notamment avec la start-up Pollen AM. 

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Viva Technology : Seb veut transformer son SAV avec l'impression 3D

Comment remplacer une pièce défectueuse d’un produit qui n’est plus fabriqué ? Pour répondre à ce genre de problématique, le groupe SEB s’est tourné vers les techniques de fabrication additive. A l’occasion de la conférence Viva Technology, qui se tient du 30 juin au 2 juillet à Paris, Alain Pautrot, directeur de la satisfaction consommateurs chez Seb, a expliqué comment l’impression 3D pouvait rallonger la durée de vie des produits.

Imprimer plus de 20 000 pièces dès 2017

Le géant français du petit électroménager teste actuellement les techniques d’impression 3D sur 40 références. « L’objectif c’est de les remettre à des consommateurs qui réparent des produits tout seuls. Nous les contactons ensuite tous les 15 jours pour savoir comment évolue la pièce », raconte Alain Pautrot. Cette première étape consiste donc à récupérer les « feedbacks » des consommateurs pour qualifier les pièces plus rapidement. « Cette phase de qualification doit durer 8 à 9 mois. On pense imprimer 1500 pièces sur cette période » précise Alain Pautrot.

En parallèle de cette phase de qualification, une étude sociologique est menée avec l’Ademe afin de recueillir la perception des consommateurs. « Nous voulons savoir si le consommateur accepte d’avoir une pièce avec un rendu un peu différent afin de conserver son produit » explique Alain Pautrot.

Une fois que les pièces auront été qualifiées, elles pourront être envoyées dans le monde entier à n’importe quel consommateur. Côté prévisions, Seb pensait imprimer 20 000 pièces dès l'année prochaine. « Mais en travaillant, en autres, avec Pollen AM, nous imaginons aller beaucoup plus vite », assure Alain Pautrot.

Augmenter la satisfaction des clients et réduire la taille des stocks

Cofondée il y a deux ans par Cédric Michel, la start-up Pollen AM a mis au point une imprimante 3D, baptisée PAM, compatible avec tous les thermoplastiques. Contrairement aux autres machines du marché, PAM fonctionne avec des granulés de thermoplastiques ou de microbilles de résines et de composites industriels classiques et non avec de la poudre ou des filaments. De quoi réduire sensiblement les coûts d’impression. PAM permet également d’imprimer des objets comprenant jusqu’à quatre matières différentes.

Pour l’heure, une équipe de cinq personnes chez Seb travaille sur l’utilisation de l’impression 3D pour la fabrication de pièces détachées. Trois nouveaux collaborateurs viennent de rejoindre l’équipe, dont un ingénieur matériaux. « On estime que le matériau est au cœur de l’évolution et nous voulons d’ailleurs nouer un partenariat de recherche avec Pollen AM sur les matériaux du futur », indique Alain Pautrot.

Sur les interrogations concernant l’intérêt économique d’un tel service qui rallonge la durée de vie des produits, il répond que l’impression 3D de pièces détachées n’est pas un service en soit, mais une brique parmi d’autres pour augmenter la satisfaction du client. A plus long terme, le recours à l’impression 3D pour fabriquer les pièces détachées à la demande permettrait également de réduire sensiblement la taille des stocks en stockant des logiciels, plutôt que des produits physiques.

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