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Visiotact, multiplie les pistes pour mieux voir

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Présente sur tous les fronts, la start-up mise sur des traitements innovants pour lutter contre les maladies ophtalmiques.

Visiotact, multiplie les pistes pour mieux voir

Réda Hadj-Slimane n'a pas froid aux yeux. Le PDG de visiotact a choisi d'attaquer les maladies ophtalmiques sur tous les fronts : la prévention, le traitement et la compensation des déficits visuels.

C'est en décembre 2005 que ce chercheur en immunologie bardé d'un MBA de l'ecole supérieure de commerce et de gestion de Paris fonde visiotact, avec deux associés. La start-up (11 salariés aujourd'hui) s'attaque à la mise au point de dispositifs médicaux électroniques innovants destinés aux déficients visuels. Avec succès.

La première de ces «orthèses visuelles», développée en interne et protégée par deux brevets internationaux, est commercialisée depuis janvier 2006. De la taille d'un téléphone portable, elle se tient à la main, scanne l'environnement en 3d et le restitue aux personnes malvoyantes de manière tactile.

l'innovation

  • Visiotact est la seule société au monde positionnée à la fois sur la prévention, le traitement et la compensation des pathologies ophtalmiques. Ses orthèses électroniques évitent la perte d'autonomie des déficients visuels, grâce à une technologie brevetée permettant des «pseudo-perceptions 3D» de l'environnement. Profils, mouvements et obstacles sont restitués au malvoyant via une interface tactile gérée par intelligence artificielle.
Cinq autres modèles, adaptés à différentes pathologies, sont en cours de fabrication. Visiotact mise aussi sur des traitements innovants, en partenariat avec l'université de Paris-V, qui héberge la start-up. Ici, pas d'anticorps délivrés par injection dans l'oeil, comme pour la plupart des médicaments actuels, mais de petites molécules chimiques administrées sous forme de collyres. La société détient déjà un composé en phase préclinique.

En juin 2006, Réda Hadj- Slimane décide de boucler la boucle avec la prévention. Il compte lancer dès juin prochain des compléments nutritionnels. Des produits à base de composés bio-actifs et de vitamines visant à stimuler les mécanismes de défenses enzymatiques de l'organisme liés au stress oculaire. En 2007, l'entreprise vise un chiffre d'affaires de 500000 euros.

Camille Chandès

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