Vinci prêt à se renforcer dans ADP en cas de privatisation

par Dominique Vidalon et Matthieu Protard
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Vinci prêt à se renforcer dans ADP en cas de privatisation
Vinci s'est dit prêt vendredi à se renforcer au capital de Groupe ADP si le gouvernement français décide de vendre une partie de sa participation dans l'exploitant des aéroports de Paris ou de le privatiser complètement. /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

PARIS (Reuters) - Vinci s'est dit prêt vendredi à se renforcer au capital de Groupe ADP si le gouvernement français décide de vendre une partie de sa participation dans l'exploitant des aéroports de Paris ou de le privatiser complètement.

Le groupe français de BTP et de concessions, qui détient déjà 8% d'ADP, souligne toutefois qu'il manque à ce stade de visibilité sur les intentions de l'Etat qui contrôle de son côté la moitié du capital de l'exploitant aéroportuaire.

Le gouvernement a confimé début juillet son souhait de céder 10 milliards d'euros dans son portefeuille de participations pour alimenter un fonds d'investissement dédié à l'industrie et à l'innovation.

Selon des sources au fait des projets du gouvernement, ADP fait partie des dossiers auxquels les pouvoirs publics pourraient rapidement s'atteler. Et la Caisse des dépôts a aussi fait part de son intention d'étudier l'opportunité de prendre une participation dans ADP.

"Il est illusoire de se positionner tant qu'on ne sait pas ce que va faire l'Etat. L'Etat est en train de réfléchir. L'aéroportuaire nous intéresse", a déclaré Xavier Huillard, le PDG de Vinci, lors d'une conférence de presse à l'occasion de la publication des résultats semestriels.

"S'il y a une opportunité sur ADP, on essaiera de jouer un rôle mais on est très zen", a ajouté le dirigeant.

Au premier semestre, Vinci a fait état de résultats sensiblement supérieurs aux attentes du marché et a dans le même temps confirmé ses perspectives pour l'ensemble de l'exercice 2017.

Le groupe a indiqué que son chiffre d'affaires a progressé de 5,1% au cours des six premiers mois de l'année à 18,5 milliards d'euros. Sur la période, son bénéfice net ressort quant à lui en hausse de 11,9% à 1,03 milliard d'euros.

PAS DE PERTURBATIONS AU QATAR

Selon le consensus réalisé par Inquiry Financial pour Reuters, les analystes attendaient en moyenne un chiffre d'affaires de 18,41 milliards d'euros et un résultat net de 1,02 milliard.

Pour 2017, Vinci explique s'attendre à une croissance de plus de 25% de son chiffre d'affaires dans les activités aéroportuaires, et ce en intégrant les acquisitions aéroportuaires de 2016 dont celle de l'aéroport de Lyon.

Le groupe s'attend aussi à une croissance de ses revenus dans les concessions autoroutières mais à un rythme moins élevé qu'en 2016.

A la Bourse de Paris, l'action Vinci est en baisse de -2,2% à 75,56 euros à 11h27. Au même moment, l'indice CAC 40 est en repli de 1,34%.

Interrogé sur ses activités au Qatar, le groupe a indiqué que ses activités n'étaient pas pour le moment perturbées par la crise diplomatique et commerciale entre Doha et ses voisins du Golfe.

Selon les données Thomson Reuters, le fonds souverain du Qatar détient près de 4% du capital de Vinci.

"Pour l'instant, pas de perturbations. Les Qataris se sont organisés pour mettre en place des circuits alternatifs", a fait savoir le PDG de Vinci. "Le Qatar recherche plutôt des amis et cela facilite plutôt la tâche sur la négociation de projets."

Vinci va également verser à ses actionnaires un acompte sur dividende au titre de 2017 d'un montant de 0,69 euro par action.

(Edité par Gilles Guillaume)

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