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Vigilance Orange sur les télécoms suite au rapport fibre optique de l’ARCEP

Cédric Soares ,

Publié le

Orange et l’ARCEP sont en froid suite à la publication, par ce dernier, d’un rapport visant à durcir la régulation du déploiement de fibre optique. Free s’est invité dans le débat. Son DG, Maxime Lombardini et Pierre Louette Directeur général délégué d’Orange se répondent par interviews interposées

Vigilance Orange sur les télécoms suite au rapport fibre optique de l’ARCEP © Francois Lenoir / Reuters

Un vent glacial continue de souffler dans les télécoms. Le 9 janvier, la publication d’un rapport de l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes) sur le déploiement de la fibre optique avait suscité les foudres chez Orange. Dans celui-ci, le gendarme du secteur suggère de durcir la régulation pour prévenir toute possibilité d’abus de position dominante. Depuis les esprits s’échauffent et le mercure baisse.

Dans une interview accordée aux Echos, Maxime Lombardini, DG de Free profite de la vague pour mettre à son tour en cause l’opérateur historique. La réponse, dans le Figaro, de Pierre Louette, son homologue chez Orange, ne s’est pas fait attendre. Les griefs portent sur trois points principaux : l’accès aux infrastructures, la position de monopole de l’opérateur historique et l’évolution du cadre réglementaire.

Un accès aux infrastructures de la boucle locale controversé

"Entre 2006 et 2010, Orange s'est réservé l'usage quasi exclusif des fourreaux dans les zones très denses, là où ses concurrents sont les plus forts. Pour déployer la fibre, les autres opérateurs devaient creuser leurs propres tranchées ou passer par les égouts." Pour Maxime Lombardini, Orange a freiné l’investissement en limitant le déploiement et l’accès à l’ensemble de la boucle local, du génie civil à l’accès aux immeuble.

"Free avait annoncé son plan de développement de la fibre à Paris en 2006, et en 2010, il se félicitait officiellement de la bonne tenue de celui-ci. C’est lui qui fait le choix de déployer son réseau, passant par les égouts, alors qu’il pouvait avoir accès au génie civil Orange dès 2007", contre Pierre Louette. Sur l’accès aux équipements résidentiels, le DG de l’opérateur historique affirme ne procéder à aucune discrimination et avoir mis à disposition de ses concurrents une offre d’accompagnement suite à la demande l’Arcep. "Aujourd’hui 400 000 logements déployés par Oranges sont raccordés par Free, c’est quatre fois plus qu’en 2013", précise le DG d’Orange.

Une position de monopole contestée

Sur un monopole d’Orange sur la fibre, les deux opérateurs ne sont pas d’accord sur la nature des compteurs. Pour Maxime Lombardini, côté Free "un opérateur historique qui a 75 % de part de marché sur les réseaux du futur, cela commence à faire peur. Le cadre doit être aménagé pour permettre à chacun d'investir de manière efficace." Pour Pierre Louette, côté Orange le marché de la fibre ne fait pas sens en tant que tel. L’ensemble des clients haut débit câble comme fibre doivent être agrégés afin de donner une vision d’ensemble du marché. Dans ce contexte "Quand SFR dispose de 2 millions de clients très haut débit, Orange en à peine 1,3 million. Nous sommes en position de challenger."

Une fin de non-recevoir sur le dégroupage de la fibre

Concernant une évolution de la structure de marché pour aller vers un dégroupage de la boucle locale permettant à un opérateur de commercialiser son abonnement en utilisant le réseau d’un autre,  Free, par la voix de son DG, se dit ouvert : "Attendons de voir si les choses s'améliorent. Mais c'est le meilleur outil pour concilier investissement, couverture et concurrence". Pierre Louette, Directeur général délégué  d’Orange ferme lui complètement la porte à cette hypothèse : "Le président de l’Arcep, Sébastien Soriano a été clair sur le sujet, il n’y aura pas de dégroupage : pour avoir un réseau, il faut des investissements".

La position de l’opérateur historique et du régulateur s’explique par l’historique de déploiement des technologies  ADSL et fibre optique. Alors que la première s’appuie sur un réseau cuivre déjà existant et amorti lors de son lancement, la seconde nécessite d’en redéployer un nouveau. Le dégroupage de l’ADSL, dès 2001, a permis l’entrée de nouveaux opérateurs, tel que Free, SFR ou Bouygues Télécom, sur le marché. Un dégroupage de la fibre serait un frein à l’investissement  de ces derniers dans le déploiement des infrastructures. 

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