[Vidéo] Trêve dans la bataille navale de la coquille Saint-Jacques

[ACTUALISE le 18 septembre] Au large des côtes normandes, des navires français avaient joué aux bateaux-béliers mardi 28 août contre des bateaux de pêcheurs britanniques. En cause, la guerre de la coquille Saint-Jacques. Un accord a finalement été trouvé pour éviter de nouveaux "heurts".

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[Vidéo] Trêve dans la bataille navale de la coquille Saint-Jacques
Au large des côtes normandes, des navires français ont joué aux bateaux-béliers mardi 28 août contre des bateaux de pêcheurs britanniques.

La guerre de la coquille Saint-Jacques a fait rage au large de la Baie de Seine, entre pêcheurs français et britanniques. Comme le prouve la vidéo suivante, tournée mardi 28 août par France 3 Normandie.


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En cause, une réglementation différente qui permet aux Britanniques de pêcher librement toute l'année, notamment sur ce gisement situé à plus de 12 miles nautiques des côtes françaises, alors que les Normands n'ont le droit de pêcher la coquille que du 1er octobre au 15 mai.

La préfecture maritime a été contrainte d’intervenir, en envoyant un bateau sur place, et relevé la présence de 35 bateaux français et 5 britanniques lors de cet affrontement sans blessé, malgré des jets de pierre et des navires jouant aux bateaux-béliers en fonçant sur d'autres, selon ces images.

Brexit et contexte économique difficile

Les pêcheurs normands réclament que les Britanniques respectent leur calendrier au large des côtes françaises, et attendent donc le 1er octobre pour relancer la pêche du coquillage. Et dénoncent chez leurs concurrents une pêche industrielle sur des bâtiments de plus de 30 mètres, capables pour certains de surgeler les coquilles à bord, alors que la pêche française se pratique de manière artisanale sur des bateaux d'une quinzaine de mètres.

La crispation des Français s'explique par un contexte économique plus difficile: l'an dernier, les quantités mises en ventes - tous poissons et coquillages confondus- en halles à marée dans l'Hexagone ont régressé de 1,8% par rapport à 2016 pour atteindre 194 milliers de tonnes, soit le niveau le plus bas observé depuis huit ans selon France Agrimer. Or les précieuses coquilles Saint-Jacques étaient parmi les seules espèces à tirer leur épingle du jeu, avec 16,7 milliers de tonnes, en hausse de 5,4%. Et tandis que la valeur des ventes en halles à marée chutait globalement, celle des coquilles Saint-Jacques a cru de 4% en 2017 pour atteindre 50 millions d'euros.

Des concessions obtenues des deux côtés le 17 septembre

Les pêcheurs hexagonaux s'inquiètent par ailleurs des effets du Brexit, alors que la Grande-Bretagne entend décider seule de sa politique de pêche dès la fin mars 2019, notamment pour ce qui est de l'accès de ses eaux territoriales aux bateaux des pays de l'Union européenne.

Après plusieurs semaines de tensions, pêcheurs français et britanniques ont finalement trouvé un terrain d'entente le 17 septembre, via un accord sur le calendrier de la pêche du précieux mollusque en baie de Seine. Les pêcheurs britanniques aux navires de plus de 15 mètres devraient ainsi quitter la zone, pour n'y revenir que le 1er novembre. Tandis que leurs homologues français ont accepté de leur donner un quota de pêche supplémentaire qu'eux-mêmes n'utilisent pas, selon l'AFP.

Le 4 septembre, le ministre français de l'Agriculture Stéphane Travert avait précisé que la Marine française était "prête à intervenir", via un patrouilleur basé à Cherbourg (Manche), pour éviter de nouveaux "heurts" entre pêcheurs français et britanniques.

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