[Vidéo] Les parachutes de la mission ExoMars de nouveaux testés en haute altitude

En vue du départ en 2023 de la mission ExoMars menée par l'Agence spatiale européenne, des tests en haute altitude sont effectués depuis juin 2021 sur les parachutes du module. Ces mêmes éléments défaillants en 2020 qui avaient été la cause du report de la mission.

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[Vidéo] Les parachutes de la mission ExoMars de nouveaux testés en haute altitude
Pour simuler les conditions martiennes, les parachutent ont été largués à 29 kilomètres d'altitude.

La vie a-t-elle existé sur Mars ? Pour tenter de répondre à cette question, l'Agence spatiale européenne (ESA) doit d'abord s'assurer que son module arrive intact sur la planète rouge. Les parachutes qui permettent au rover d'atterrir doivent donc être parfaits. Pour s'en assurer, des tests sont menés, depuis juin 2021, sur ces parties essentielles à la réussite de la mission ExoMars.

Assurer le coup

Après le raté du module d'atterrissage Schiaparelli, qui s'était crashé en 2016 sur Mars, l'ESA ne veut plus commettre d'erreur. Alors lorsqu'à l'été 2020, des problèmes sont détectés au niveau des parachutes, l'agence ne prend pas de risques. Le module européen reste sur Terre alors que ces deux compatriotes chinois et américains partent direction Mars. Mais ce n'est que partie remise. ExoMars décollera en septembre 2022 et doit atteindre son objectif le 10 juin 2023.

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Pour atterrir sur Mars, l'équipe européenne a mis en place un système tripartite. Arrivé dans l'atmosphère, un premier parachute supersonique doit faire passer le véhicule de mach 2 à mach 0,6 en 20 secondes. Il est relayé par un second parachute, qui ralentit le module pendant les deux minutes suivantes. Finalement, les phases finales sont effectuées avec des systèmes de propulsion.

Après les tests infructueux de 2019, où des déchirures apparaissaient sur les parachutes au moment de leur extraction, les nouvelles de l'ESA sont encourageantes. « Nous avons un parachute supersonique designé pour voler vers Mars », annonçait Thierry Blancquaert, chef du programme ExoMars dans un communiqué en juillet 2021. Si le premier parachute était parfait, l'extracteur du second s'est détaché à cause de la pression. Le module-test a cependant atterri sans dommage apparent.

Les essais en haute altitude ont été effectués sur le site d'Esrange, près de Kiruna en Suède. Les modules de tests ont été amenés à 29 kilomètres d'altitude avant d'être lâchés, pour simuler les conditions martiennes. L'ESA a précisé que les résultats de ces essais étaient satisfaisants.

D'autres essais en vue

Deux autres tests de largage devraient avoir lieu entre octobre et novembre 2021 dans l'Oregon (États-Unis). L'ESA évoque aussi de potentiels essais au premier semestre 2022, pour s'assurer et perfectionner ces parachutes. Rien ne doit être laissé au hasard. Avec des parachutes dysfonctionnels, la plateforme Kazatchok et le rover Rosalind Franklin n'entreront pas dans l'atmosphère martienne. Et les espoirs de la communauté scientifique de trouver des indices de vie extraterrestres seront encore réduits à néant.

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