[Vidéo] Le réacteur à fusion Iter s'apprête à recevoir l’aimant le plus puissant au monde

La première partie du solénoïde central d’Iter, projet expérimentant la viabilité de la fusion nucléaire, est expédiée en France, a annoncé General Atomics. L’entreprise américaine est chargée de construire un aimant capable de produire un champ magnétique de 13 teslas pour la future machine, fruit de la collaboration de 35 pays.

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[Vidéo] Le réacteur à fusion Iter s'apprête à recevoir l’aimant le plus puissant au monde
Le solénoïde central forme ce que les équipes d'Iter appellent la « colonne vertébrale » de la machine.

L’aimant le plus puissant au monde s’apprête à traverser l’Atlantique pour rejoindre Iter, projet international qui, on l’espère, doit démontrer viabilité de la production d’énergie par la fusion nucléaire. Après de dix ans de construction dans les locaux californiens de General Atomics, l’entreprise a annoncé le 15 juin qu’elle était prête à expédier le premier module du solénoïde central vers la France.

Un champ magnétique 280 000 fois plus puissant que celui de la Terre

Après une traversée en mer, le module doit arriver sur le site d’Iter en septembre 2021. Les cinq autres modules du solénoïde central sont à divers stades de fabrication. Le deuxième sera expédié en août. Chaque partie est composée de 43 kilomètres de bobine de supraconducteur en niobium-étain.

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L’aimant, une fois ses six modules assemblés, mesurera 18 mètres de hauteur, 4,25 de largeur et pèsera environ 10 000 tonnes. Il constituera le cœur d’Iter et atteindra, selon General Atomics, une force de champ magnétique de 13 teslas, c'est-à-dire environ 280 000 fois le champ magnétique terrestre. Une force qui serait suffisamment puissante pour soulever de deux mètres un porte-avions.

Un module dédié au plasma d'hydrogène

Son rôle dans Iter sera de créer et de contenir l’hydrogène chauffé, appelé plasma. Le champ magnétique doit maintenir le plasma d’hydrogène à l’écart des parois, pour qu'elles ne fondent pas. La fusion se produit en effet lorsque le plasma d’hydrogène atteint 150 millions de degrés Celsius. La réaction produit des neutrons de très haute énergie, qui s’échappent du champ magnétique et frappent les parois métalliques, les chauffant. L’eau qui circule dans les parois est alors convertie en vapeur, qui peut alimenter des turbines.

La construction du site, aux trois quarts achevée le 13 juin, s’étend sur 42 hectares à Saint-Paul-lez-Durance, dans les Bouches-du-Rhône. La fin des travaux est fixée à décembre 2025. Une fois terminé, Iter sera le plus grand réacteur à fusion existant, capable, si tout se passe bien, de créer 500 mégawatts d’énergie utilisable à partir d’une puissance en entrée de 50 mégawatts.

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