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Quotidien des Usines

[Vidéo] L'usine Renault de Flins se met à la Nissan Micra et embauche

Julie Thoin-Bousquié , , , ,

Publié le

Depuis le 5 février, 200 Nissan Micra sortent quotidiennement de l'usine Renault de Flins. Il s'agit de la première application industrielle dans l’Hexagone de l’alliance entre le Français et son homologue japonais. Le site prévoit également d'embaucher 200 personnes sur l'année.

[Vidéo] L'usine Renault de Flins se met à la Nissan Micra et embauche
L'usine Renault de Flins produit aujourd'hui 200 Nissan Micra par jour.
© Renault

Les images de l'usine ont été fournies par Renault

Les vastes parkings de l’usine Renault de Flins, dans les Yvelines, ont vu circuler leur lot de véhicules à succès depuis la naissance du site en 1952: 4CV, Renault 4, Super 5 ou encore Twingo I, aujourd’hui remplacés par la Clio IV et la ZOE électrique. En tout, 18 modèles emblématiques de la marque au Losange ont été – et continuent d’être – assemblés sur place. Mais désormais, l’usine ne produit plus seulement des Renault. Depuis décembre 2016, Renault Flins fabrique des Nissan Micra, dont les premiers modèles commencent à s’aligner le long des bâtiments.  

Depuis le 5 février, 200 véhicules portant l’emblème cerclé du Japonais sortent au quotidien des chaînes de montage. Objectif: 132 000 véhicules en année pleine, soit l’équivalent des deux tiers de la production totale d’ici 2018. Une révolution pour l’usine de Flins, qui n’avait jamais assemblé d’autres marques que Renault, encore moins en de si importants volumes. Et la première application industrielle dans l’Hexagone de l’alliance entre le Français et son homologue japonais.

110 millions d’euros investis

Avant que la Nissan Micra – dont l’ancien modèle était fabriqué en Inde – ne rejoigne les lignes de production de Renault Flins, la direction a dû moderniser l’usine. Pour parvenir à de tels volumes, 110 millions d’euros ont été investis entre 2015 et 2017, afin de produire la Micra en conformité avec les exigences de son constructeur japonais.

Dans les différents départements, des dizaines d’AGV – pour automated guided vehicle, des véhicules à guidage automatique – défilent à travers les hommes et les machines. Au total, 200 chariots autonomes suivent désormais la ligne blanche tracée au sol qui leur a été assignée à travers l’usine de Flins, chargés de leurs différentes pièces. Les dominent pas moins de 800 robots, à l’image de celui chargé du montage des pneumatiques sur la voiture, qui se déplace au rythme du véhicule sur la chaîne. "Une première en France", se félicitent les représentants de Renault et Nissan devant le ballet des roues glissant sur le tapis.   

200 personnes embauchées en 2017

Autour des véhicules, certains opérateurs sont équipés d’une veste violette. Ils font partie des 60 salariés de Renault à avoir quitté les Yvelines, fin 2015, pour suivre pendant sept semaines une formation sur le site Nissan d’Oppama, au Japon, afin de comprendre les méthodes de travail de leur nouveau donneur d’ordre. Sur la chaîne d’assemblage, l’un des 13 master-trainers en violet se souvient avec amusement d’avoir si facilement compris ses homologues japonais, même s’il fallait parfois "communiquer par signes", à défaut de pouvoir échanger dans une même langue. Des échanges qui ont permis à Flins de "progresser en qualité", selon les mots d’Olivier Talabard, le directeur de l’usine.

En tout, 1,6 million d’euros ont été investis dans la formation des opérateurs pour répondre aux standards japonais. Renault Flins va également embaucher 200 personnes supplémentaires en CDI en 2017, essentiellement des intérimaires qui passeront sous contrat. 350 salariés avaient déjà rejoint les rangs de l’usine depuis l’annonce du plan d’embauche début 2015.  

80% de la production exportée

Nissan espère de son côté réussir à séduire les Européens avec cette cinquième génération de Micra entièrement repensée. "Plus longue, plus large, plus basse, adaptée au goût européen", la voiture "a totalement changé, à l’exception de son nom", souligne Bernard Loire, directeur général de Nissan West Europe. Le made in France apparaît comme un atout supplémentaire aussi auprès de la clientèle de l’Hexagone que celle étrangère. 80 à 85% de la production de Nissan Micra sortant de l’usine française de Renault doit être exporté dans des pays voisins comme la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie ou encore l’Espagne.

Mais Nissan n’ignore pas le marché français, au contraire. D’ici 2018, le groupe japonais espère rien de moins que se hisser dans "le top 10 des voitures les plus vendues en France". Une catégorie dans laquelle une certaine Clio IV s’est hissée, encore en 2016, largement en tête. Celle-là même qui côtoie la Micra sur le parking de l’usine Renault de Flins. 

 

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