[Vidéo] En Allemagne, la tour d'une centrale nucléaire s'effondre sur elle-même

RWE a fini de démolir le 9 août la tour de refroidissement de la centrale nucléaire de Mülheim-Kärlich en Allemagne. Un chantier symbolique pour le pays qui souhaite abandonner l'atome.

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[Vidéo] En Allemagne, la tour d'une centrale nucléaire s'effondre sur elle-même
RWE a provoqué l'effondrement de la tour de refroidissement sans utiliser d'explosifs.

Le démantèlement des installations nucléaires se poursuit en Allemagne. Vendredi 9 août, la tour de refroidissement de la centrale de Mülheim-Kärlich a été démolie. À l’arrêt depuis 1988, elle était autrefois exploitée par RWE. Il s’agit de l’unique site nucléaire situé dans le land de Rhénanie-Palatinat.

Une tour réduite de 162 à 80 mètres

Le conglomérat allemand travaillait depuis juillet 2018 à la destruction de la tour de refroidissement. Avec une hauteur de 162 mètres, elle a d’abord été réduite à 80 mètres. Pour cela, RWE a conçu et installé un robot de démolition au sommet de la structure pour la “grignoter” mètre après mètre.

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L’entreprise a provoqué l’effondrement du reste de la tour le 9 août sans utiliser d’explosifs en raison de la proximité d’une voie ferrée, d’une route et des autres parties du site nucléaire. Plusieurs fentes ont été creusées dans la structure et des engins excavateurs pilotés à distance ont arraché les derniers supports du bâtiment pour qu’il s’effondre sous son propre poids. Une vidéo partagée par la chaîne SWR capture cette étape spectaculaire du chantier.

"Mülheim-Kärlich était un risque de sécurité dès le début”

Officiellement fermé en 2001, le site de RWE avait connu plusieurs déboires judiciaires. Notamment une invalidation de son permis de construire en 1995. Mise en service en 1987 et arrêtée en 1988 avant d’être officiellement fermée en 2001, la centrale de Mülheim-Kärlich est vivement critiquée par les opposants du nucléaire.

"La construction de la centrale nucléaire de Mülheim-Kärlich a coûté des dizaines de milliards d'euros. Le démantèlement coûte des milliards supplémentaires. Mülheim-Kärlich était un risque de sécurité dès le début”, a déclaré dans un communiqué le Premier ministre de Rhénanie-Palatinat Malu Dreyer.

L'Allemagne vers la sortie du nucléaire

RWE doit encore traiter et recycler les 15 000 tonnes de débris de béton de la tour de refroidissement. Surtout, le bâtiment du réacteur de 1302 MW est toujours en cours de démolition. En 2011, après la catastrophe de Fukushima au Japon, le gouvernement d’Angela Merkel a accéléré la sortie du nucléaire et a prévu de fermer les dernières centrales d’ici à 2022. Il demeure sept réacteurs en service en Allemagne opérés par EnBW, E.ON ou RWE.

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