[Vidéo] Emmanuel Macron va passer la nuit dans le porte-avions Charles de Gaulle entièrement rénové

Durant dix-huit mois, Naval Group a rénové le porte-avions Charles de Gaulle, sur lequel Emmanuel Macron passe la nuit du 14 au 15 novembre. Découvrez en images ce chantier titanesque qui a officiellement pris fin le 8 novembre, et le navire modernisé, prêt pour le "tout Rafale", remis à disposition de la Marine nationale.

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[Vidéo] Emmanuel Macron va passer la nuit dans le porte-avions Charles de Gaulle entièrement rénové
Durant dix-huit mois, Naval Group a rénové le porte-avions Charles de Gaulle, sur lequel se rendra Emmanuel Macron le 14 novembre.

Ca y est, le Charles-de-Gaulle est prêt à accueillir Emmanuel Macron le 14 novembre. Ce dernier passe la nuit de mercredi à jeudi "à la rencontre des hommes et des femmes de la Marine nationale", selon l'Elysée, et "embarquera, en mer, à bord d'un porte-avions modernisé et rénové après une période d'indisponibilité de longue durée et actuellement en phase d'entraînement et de remontée vers sa pleine capacité opérationnelle". Le Président de la République devrait en profiter pour assister aux manoeuvres de qualifications du groupe aérien embarqué, composé de Rafale et d'avions de guet aérien Hawkeye.

Certes, le successeur du Charles-de-Gaulle pointe à l’horizon, avait annoncé fin octobre la ministre des Armées Florence Parly à l’occasion du salon Euronaval, avec le lancement d’un nouveau programme. Mais l'unique porte-avions de la marine française a d'ici là encore vingt-cinq belles années devant lui et repartira dès le premier trimestre 2019 "en mission opérationnelle avec l’ensemble de son groupe aéronaval".

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Des essais menés à Toulon depuis la fin juillet

A l’issue de cinq ans de préparation et dix-huit mois de chantier, son constructeur français Naval Group (ex DCNS), qui l’avait mis en service en 2001, a pu annoncer avec fierté le 8 novembre la fin du chantier de refonte à mi-vie du porte-avions. Un "véritable défi industriel" pour un budget de 1,3 milliard d’euros, contre 4,7 milliards d’euros pour un porte-avions américain. "Cette réussite est le fruit d’un travail collectif rendu possible par l’engagement de l’équipage du porte-avions, des équipes Naval Group, celles de grands équipementiers du secteur de la Défense comme Technicatome, Thales ou Safran, des entreprises généralistes ainsi que des PME issues majoritairement du tissu industriel local et régional", se félicite dans un communiqué de presse Nathalie Smirnov, directrice des Services de Naval Group.

En février 2017, le porte-avion était entré en bassin, pour en sortir en mai dernier. Depuis la fin juillet, il avait rejoint son quai d’opérations à Toulon (Var) pour des tests à quai, suivis de sorties en mer pour les essais qui devaient être réalisés en opération, avec le concours de la Marine.

Trois priorités sur le chantier

Quelles étaient les trois priorités réclamées par la Marine nationale ? Moderniser le système de combat et notamment le système tactique, "le cœur qui gère les senseurs et l’armement, la mise en place de nouveaux réseaux numériques, le changement complet du Central Opérations, la rénovation des systèmes de télécommunications, le changement de radars de veille aérienne et de navigation", décrit Naval Group. Mais aussi revoir les installations aviation pour le passage au "tout Rafale" : modification et rénovation de locaux aviation, rénovation ou remplacement de dispositifs liés à l’appontage ... Enfin, rénover la plateforme, avec notamment "la modernisation d’automates de conduite du navire, la rénovation du système automatique de tranquillisation et de pilotage, le remplacement de deux unités du système de réfrigération du bâtiment, mais aussi la refonte du simulateur de conduite ou encore celle d’une cuisine".

Le chantier a également inclus l’entretien d’installations majeures : les deux chaufferies nucléaires (le porte-avions étant équipé de deux réacteurs nucléaires similaires à ceux qui propulsent les sous-marins nucléaires français) et le remplacement de leur combustible, l’usine électrique, l’appareil propulsif, les catapultes, lignes d’arbre, ailerons de stabilisation... Au total, il a mobilisé 2100 personnes chaque jour : 1100 membres de l’équipage, 1000 collaborateurs de Naval Group et de ses 160 entreprises sous-traitantes, et nécessité 2 000 essais.

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