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[VIDEO] Chercheurs en chute libre avec leurs nanoparticules

Publié le

Pour tester l’effet de la gravité sur la fabrication de nanoparticules, trois chimistes australiens n’ont pas hésité à franchir le pas : ils ont sauté d’un avion, en chute libre, avant de déclencher la réaction chimique dans les seringues qu’ils tenaient précieusement au creux de leurs mains. Tous les chimistes sont rentrés à leur base.

[VIDEO] Chercheurs en chute libre avec leurs nanoparticules

Il y a une science de l’extrême, comme il y a des sports extrêmes.  Voici la fusion des deux : une "manip" de chimie réalisée tout en planant dans le vide après avoir sauté d’un avion à plus de 4000 mètres. Trois chimistes de l’université de Melbourne ont tenté l’expérience. Leur but : tester la synthèse de nanoparticules cristallines avec une force de gravité réduite, que l’on obtient artificiellement pendant une chute libre.

Les nanoparticules en question valent le coup (et le coût) : ce sont des MOF (Metal organic framework), soit des composés de métaux et de molécules organiques qui ont la propriété d’offrir une immense porosité. Des matériaux très étudiés pour stocker le C02, d’autres gaz comme l’hydrogène dans un futur véhicule électrique, ou encore pour préserver des agents thérapeutiques.
Pour fabriquer de manière optimale ces particules, les chercheurs voulaient étudier l’effet de la gravité sur leur synthèse. Pour créer une forte gravité, pas de problème : une centrifugeuse fait l’affaire. Mais pour obtenir une faible gravité, à moins de louer la station spatiale internationale…

Jeter des tubes à essais du haut d’un immeuble de dix étages ? Ils ont bien essayé : décevant. Une à trois secondes de faible gravité, c’est insuffisant pour des résultats tangibles. Demander à un drone de faire la même chose ? Encore trop court, et l’opération serait difficile à contrôler depuis le sol.  Il fallait donc payer de sa personne, et se jeter dans le vide avec les réactifs, pour déclencher la réaction au bon moment. Trois chercheurs se sont déclarés volontaires, un seul avait déjà sauté en parachute.

En tandem avec un instructeur, les poings serrés sur une seringue sur laquelle appuyer au bon moment pour mélanger les réactifs, les chercheurs ont donc sauté. Très nerveux : serait-il facile de manipuler les seringues pendant le saut ? Le dispositif était-il assez solide pour résister jusqu’au sol ? Une partie des seringues est arrivée intacte, ce qui a permis de constater que la faible gravité produisait des cristaux plus grands que dans un laboratoire au sol (inversement, une force de gravité plus forte donne des cristaux plus petits).

Les chercheurs n’ont pas l’intention de recommencer l’expérience (qui coûte cher), ni d’installer un laboratoire en chute libre. Mais ils ont accru leurs connaissances fondamentales sur les MOF, auxquels ils s’intéressent particulièrement pour des applications pharmacologiques.

Regardez la vidéo de l'expérience:

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