[Vidéo] Avec un drone, Greenpeace déclenche des fumigènes sur le toit de l'usine nucléaire d'Orano

Vendredi 25 janvier, Greenpeace France a délibérément déclenché, avec l'aide d'un drone, des fumigènes sur le toit de la piscine d'entreposage des combustibles irradiés de l'usine Orano de la Hague (Manche). L'objectif était de démontrer la vulnérabilité du site, où environ 10 000 tonnes de déchets nucléaires sont stockées.

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[Vidéo] Avec un drone, Greenpeace déclenche des fumigènes sur le toit de l'usine nucléaire d'Orano
Le drone de Greepeace a déclenché des fumigènes sur le toit d'une piscine de déchets nucléaires

Avec l’aide d’un drone, des activistes de Greenpeace France ont déclenché des fumigènes de détresse sur le toit de la piscine d’entreposage des combustibles irradiés de l’usine Orano de la Hague (Manche). L’action s’est déroulée le matin du 25 janvier vers 10h30, et avait pour but de dénoncer la vulnérabilité et le risque de saturation du site.

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Le toit du bâtiment en tôle métallique est présenté par l’organisation dans un communiqué comme "bien trop fragile pour protéger les bassins remplis de matière radioactive en cas d’acte malveillant par les airs". En dessous se trouvent environ 10 000 tonnes de combustibles irradiés en attente d’être retraités ou d’une solution définitive.

Selon Alix Mazounie, de Greenpeace France, "la piscine de l’usine d'Orano de La Hague concentre de manière spectaculaire tous les problèmes du nucléaire français : des bâtiments vieillissants et très mal protégés, des piscines quasiment engorgées de déchets radioactifs et une politique de ‘retraitement’ qui échoue à réduire les volumes de déchets ultimes". L’intrusion du drone aurait démontré que "les installations nucléaires françaises ne sont pas suffisamment protégées contre les risques d’agression externe".

L’ONG accuse EDF d’envoyer à La Hague plus de combustible usé qu’Orano n’est capable d’en retraiter, et rappelle que l’engorgement des piscines a été évoqué fin 2018 dans un rapport du Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire (HCTISN).

Le Plan National de gestion des matières et déchets radioactifs, qui se tiendra dans les mois qui viennent, devra "être l’occasion d’envisager sérieusement la fin du retraitement, qui contribue à l’accumulation de déchets hautement radioactifs, et l’entreposage et le stockage à sec des déchets".

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