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L'Usine Aéro

[Vidéo] Ariane 5 met en orbite le premier satellite électrique européen

Cécile Maillard ,

Publié le , mis à jour le 02/06/2017 À 06H58

Ariane 5 a décollé dans la nuit du jeudi 1er au vendredi 2 juin mettant en orbite les deux satellites de télécommunication ViaSat-2 et Eutelsat 172B, le premier satellite électrique européen.

[Vidéo] Ariane 5 met en orbite le premier satellite électrique européen
Décollage d'Arianespace le 1er juin 2017 à Kourou (Guyane)
© Arianespace

Décollage réussi pour Ariane 5. La fusée a quitté Kourou dans la nuit du 1er au 2 juin, à 23h45 GMT. 29 minutes plus tard, le lanceur s'est séparé d’un premier satellite de télécommunications, ViaSat-2, et après douze minutes supplémentaires, d’un deuxième, Eutelsat 172B. Premier satellite tout électrique européen mis en orbite, ce dernier a été entièrement fabriqué par Airbus Defence and Space, assemblé à Toulouse. Il devait être lancé en mars, mais les grèves et blocages qu’a connus la Guyane avaient alors empêché le décollage d'Ariane 5. Il s'agit du 79ème succès consécutif pour une Ariane 5, et du troisième en 2017.

 

Tout le spatial européen s’est penché sur le berceau du satellite 172B, du fabricant Airbus à l’opérateur Eutelsat en passant par la société de lancement Arianespace. C’est une propulsion électrique, et non chimique, qui permettra au satellite de télécommunications de gagner son orbite définitive, en quatre mois. Ensuite, durant ses quinze années de vie, la même propulsion électrique lui sera utile pour corriger régulièrement son positionnement.

Plus légers que les satellites chimiques

Jusqu’ici, les moteurs des satellites utilisaient une combustion chimique. Ils devaient donc emporter avec eux des carburants qui les alourdissaient considérablement – jusqu’à doubler leur poids. Or depuis que SpaceX est venu concurrencer Arianespace sur le marché des lancements de fusées, le tarif du lancement dépend du poids du satellite. Plus légers donc économes, les satellites électriques représentent l’avenir de ce marché. Ils peuvent, comme l’Eutelsat 172B lancé le 2 juin, qui ne pèse que 3 tonnes, se glisser un étage en-dessous d’un satellite plus gros, dans Ariane 5. Inconvénient, par rapport aux satellites chimiques : ils se déplacent plus lentement (quatre mois pour atteindre l’orbite définitive contre deux semaines). "Mais les petits satellites sont moins nombreux, il y a donc moins d’attente pour trouver une place dans un lanceur, ce qui permet au client de récupérer près de deux mois", explique un porte-parole d’Airbus.

Le contrat entre Eutelsat et Airbus a été signé en quelques mois, durant l’été 2014. L’Eutelsat 172B doit fournir au japonais Panasonic des liaisons internet pour les avions en vol de la zone Asie Pacifique, qui connaît une forte croissance de son trafic aérien. Panasonic était pressé, Eutelsat cherchait un successeur à son satellite 172A, positionné au même endroit, l’affaire n’a pas traîné. "Le 172B sera beaucoup plus puissant, il offrira donc une bien meilleure connexion internet dans les avions, où la demande est très concentrée", explique un représentant d’Eutelsat. Le 172B devrait rejoindre le 172A en octobre. Après 24 heures de cohabitation, l’aîné laissera sa place… ViaSat-2, le deuxième satellite lancé par Ariane dans la nuit du 1er au 2 juin, vise lui aussi, entre autres services, une couverture internet des routes aériennes et maritimes, entre continent américain et Europe cette fois.

Quinze satellites électriques en commande

Il y a un an, deux premiers satellites tout électriques ont déjà été envoyés dans l’espace. Fabriqués par l’américain Boeing, ils sont beaucoup moins puissants en termes de télécommunications, Boeing ayant surtout cherché à gagner du poids. Airbus est donc bien placé sur le marché des satellites électriques puissants : cinq autres exemplaires sont déjà en cours de construction. Le prochain satellite électrique d’Airbus sera livré courant 2017 à l’opérateur luxembourgeois SES. Il sera plus puissant, donc plus lourd (5,5 tonnes), que celui lancé début juin. Il prendra donc place dans la partie haute d’Ariane 5, lors d’un lancement prévu à la fin de l’année.

Cécile Maillard en Guyane

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