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L'Usine Auto

[Video] A bord du prototype de voiture autonome de Renault

Julie Thoin-Bousquié ,

Publié le

Vidéo Six véhicules du constructeur français Renault sillonnent les routes françaises et allemandes. Elles doivent permettre à la marque au Losange de lancer sa gamme de véhicules autonomes niveau 4 d’ici 2020.

Il faut attendre d’accéder à la N118, au sud-ouest de Paris, pour voir le système se déclencher. A ce moment, le tableau de bord modifié de la Renault Espace propose au conducteur une "délégation de conduite". En clair, le véhicule permet de basculer sur le mode autonome. En appuyant sur un bouton, il est alors possible de lever les mains du volant, les pieds des pédales, et se laisser conduire pendant plusieurs kilomètres. L’intelligence artificielle est même capable de changer de voie, à condition que le conducteur valide la décision.

 

Depuis plusieurs mois, le constructeur Renault a obtenu l’autorisation de tester six prototypes de véhicules autonomes sur les routes françaises et allemandes. "Cela permet d’obtenir des situations de conduite plus variées", précise Laurent Taupin, ingénieur en chef du véhicule autonome chez Renault. Equipés d’un ensemble de caméras, radars, lidars et d’une ceinture d’ultra-sons, ces véhicules engrangent des millions de kilomètres d’expérience. Ceux-ci sont ensuite analysés par l’équipe de Renault en charge de la voiture autonome afin d’améliorer la réactivité et la sécurité du système, surtout dans les cas les plus complexes. L'objectif est d'éviter certaines 'erreurs' de l'intelligence artificielle, comme par exemple le cas où le conducteur est obligé de reprendre la main à la sortie d’un tunnel, le système hésitant entre les lignes blanches et des tâches de lumière au sol.

Autonomie niveau 4

D’ici 2020, Renault espère commercialiser les premières voitures dotées d’une autonomie niveau 4. Celles-ci permettront aux conducteurs, dans des zones dédiées, de laisser l’intelligence artificielle embarquée piloter le véhicule. "Il s’agit de permettre aux conducteurs de récupérer du temps utile dans des situations qui peuvent être ennuyeuses, comme les bouchons", sourit Laurent Taupin. Dans les mois à venir, des "flottes pilotes" devraient d’ailleurs rejoindre sur les routes ces premiers prototypes, afin de continuer à accumuler des kilomètres et autant de données.

Renault envisage potentiellement d’équiper tous ses véhicules. "Toute la gamme est potentiellement ciblée, et même les véhicules utilitaires", confirme Laurent Taupin. En parallèle, Renault travaille sur des véhicules dotés d’un degré d’autonomie de niveau 5, en partenariat notamment avec Transdev. A la différence des Renault Espace en circulation, le constructeur au Losange vise cette fois le créneau des transports en commun, via par exemple les robots-taxis. Une façon de se positionner face à des concurrents de taille, chez les acteurs traditionnels de l’auto, aussi bien que du côté des géants du numérique comme Google, qui tentent se frayer un chemin dans la révolution de l’autonomie.  

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