Electronique

Viadeo veut monétiser sa présence en Chine

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Le réseau professionnel français sur Internet vient de boucler une levée de fonds de 24 millions d'euros,dont 10 apportés par le Fond stratégique d'investissement (FSI). Une enveloppe qui va lui permettre de financer son développement auprès des Chinois et de devenir une carte de visite professionnelle 2.0.

Viadeo veut monétiser sa présence en Chine © D.R. - Tianji

L'histoire avec la Chine commence en 2005 pour Viadeo. A cette époque, le premier réseau professionnel français sur Internet avait racheté son homologue chinois, Tianji. Aujourd'hui, ce service, dont la marque a été conservée, représente près de la moitié du million de nouveaux inscrits recrutés dans le monde chaque mois par Viadeo, pour une base installée de 45 millions d'utilisateurs.

"Mais depuis 5 ans, nous avons financé la Chine sur les revenus de l'Europe, explique Olivier Fécherolle, directeur général  France. Aujourd'hui, le marché arrive à maturité et il est temps pour nous de monétiser l'activité."

En septembre, Dan Serfaty, PDG fondateur, est parti s'installé sur place, à Pékin. Et avec une partie des fonds levés aujourd'hui, Viadeo recrute des équipes de prospection d'une clientèle payante d'entreprises.  A ce jour, seul le réseau européen propose des abonnements premium payants.

La Chine, mais aussi la Russie

Viadeo se développe internationalement depuis plusieurs années en suivant ce modèle du rachat d'un réseau déjà implanté sur place. Il l'a appliqué en Inde et en Amérique du Sud.  Depuis décembre, il est aussi installé en Russie au travers d'une entreprise commune avec un media local. "Notre stratégie vise d'abord l'Europe et les Bric, continue Olivier Fécherolle . Il ne nous manquait plus que le R."

Cette méthode lui permet de répliquer ce qui fait sa force et sa position de numéro un en France et en Chine. Viadeo se distingue ainsi de ses concurrents, et en particulier de l'américain Linkedin, par sa capacité à mettre en relation des professionnels dans leur pays, voire leur région, au travers de leurs spécificités. "Nous croyons au multi-local et la province, par exemple, est dans notre ADN", ajoute-t-il.

Le réseau donne néanmoins la priorité aux zones non anglo-saxonnes où Linkedin est omniprésent. "Mais il n'y a pas de raison pour que la Chine se monétise moins bien que les USA !", note Olivier Fécherolle.

Une carte de visite 2.0

Les 24 millions d'euros levés par le Français serviront aussi à faire évoluer sa plate-forme. "Bien sûr, les entreprises qui recrutent et les professionnels de l'emploi ont tout à fait compris l'intérêt d'une présence dans Viadeo. 30% de notre business vient d'eux. Mais il n'en va pas de même des forces commerciales, par exemple", explique aussi  le DG France.

L'entreprise compte donc développer l'exploitation du "graphe social" professionnel de ses membres. Cette expression, empruntée au vocabulaire de Facebook, désigne l'ensemble des relations d'un individu dans un réseau social et la façon dont elles sont elles-mêmes reliées entre elles.

L'idée de Viadeo : proposer des solutions permettant aux professionnels de tirer tout le bénéfice de ce graphe à l'occasion d'une réunion, de la visite d'un salon, d'une prospection commerciale… "Notre ambition : devenir un marqueur d'identité professionnel. Une carte de visite 2.0, en quelque sorte."

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