Via l’open innovation, InVivo veut mettre l’alimentation au cœur de la French Tech

Pour inventer les métiers de demain de l’agriculture et l’agroalimentaire, le premier groupe coopératif agricole français InVivo vient de créer son laboratoire digital. Et lance un appel à projets auprès de start-up, étudiants et ses propres salariés pour inventer, en France, l’alimentation 3.0.

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Via l’open innovation, InVivo veut mettre l’alimentation au cœur de la French Tech
Studio agrodigital d'InVivo

Start-up, étudiants ingénieurs ou écoles de commerce, mais aussi ses propres salariés… C’est en combinant tous ces talents qu’InVivo espère inventer l’alimentation de demain, voire d’après-demain. Pour dénicher les meilleurs projets, il vient de lancer InVivo Quest, un grand programme d’open innovation qui se déroulera cet automne à travers cinq villes labellisées French Tech : Montpellier, Bordeaux, Nantes, Lyon et Paris.

"le A to C : de l’agriculteur au consommateur"

Pour innover en profondeur, c’est aussi en interne que le premier groupe coopératif agricole français (avec 6,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016, dégagés auprès de 220 coopératives et 300 000 agriculteurs) entame sa mutation. La preuve avec la création, cet été, d’un laboratoire chargé de la digitalisation de ses métiers : InVivo Food & Tech. Son ambition ? "Travailler sur la totalité de la foodchain, le A to C : de l’agriculteur au consommateur", raconte Yves Christol, son nouveau patron.

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Ses propres fonds pour investir dans des start-up

Acteur historique du commerce international des grains ou de l’agrofourniture, InVivo a ainsi descendu progressivement l’aval de la chaine. Il s’est lancé dans l’industrie avec son pôle de nutrition et santé animale Neovia, mais aussi la distribution via InVivo Retail ou InVivo Wine.

Puis dans l’investissement, en créant ses propres fonds InVivo Invest et Neovia Ventures, "potentiellement dotés de 5 millions d’euros chacun pour prendre des tickets de 50 à 200 000 euros dans des start-up en résonance avec nos métiers", confie Thierry Blandinières, le directeur général d’InVivo. Sans oublier d’autres véhicules auquel il participe : French Food Capital, mais aussi Cap Agro. Pour parvenir à la transformation numérique de tous ces métiers, le groupe se donne trois ans.

Des relais de croissance d’ici cinq à dix ans

InVivo Quest devra, en renfort, lui permettre d’aller un cran plus loin dans quatre univers : les nouvelles tendances alimentaires (NewFood), la production et distribution en zones urbaines (UrbanFood), les places de marché agricoles (DigitalMarket), mais aussi la logistique des productions agricoles et agroalimentaires françaises (Retail4Food).

Fermes urbaines, protéines à base d’insectes ou steacks sans viande, nouveaux process de transformation, réfrigérateurs connectés ou e-commerce… Chez InVivo, on ne veut rien s’interdire. Avec un principe : "que cela puisse profiter à l’agriculture française, et que le consommateur s’y retrouve à travers le gout et la santé", estime Yves Christol. Au total, InVivo assure mettre près de 200 personnes, à travers la France, au service de l’alimentation de demain, dont il espère voir des relais de croissance sur un horizon de cinq à dix ans. Le groupe français mise sur l’écosystème qui est en train de pousser, pour gagner un maximum de temps et devenir le référent agri&agro au sein de la French Tech, alors que la concurrence s’accélère à l’international.

Gaëlle Fleitour

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