Vers un redémarrage provisoire de la raffinerie Petroplus à Petit-Couronne

En visite sur le site, Nicolas Sarkozy a confirmé la signature d'un contrat avec Shell qui permettra un redémarrage des installations pendant au moins six mois.

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Vers un redémarrage provisoire de la raffinerie Petroplus à Petit-Couronne

Après plusieurs autres prétendants à l’Elysée, Nicolas Sarkozy a sacrifié, vendredi 24 février, à la visite de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime). Il en a profité pour confirmer la signature d’un contrat à façon, dit de "processing" avec le géant pétrolier néerlando-britannique Shell qui s'est engagé à fournir pendant six mois du brut à la raffinerie, d'en payer la transformation et d'en récupérer les produits finis. Nicolas Sarkozy a également confirmé que l'enveloppe de 50 millions d'euros nécessaires pour financer la remise en état de la raffinerie avaient été débloqués par l'Etat et le groupe Shell.

Ex propriétaire jusque fin 2008 de cette raffinerie où travaillent 550 salariés, Shell "a signé un protocole pour un travail à façon d’une durée de six mois, à partir du jour où la raffinerie sera remise en production, a confirmé un porte-parole du groupe. Le groupe amènera du brut à raffiner, sans doute à hauteur de 100 000 barils jour, en paiera le traitement à la raffinerie et sera propriétaire des produits raffinés. Le contrat prévoit que Shell revendra une partie de ces productions au groupe Petroplus afin de lui permettre de maintenir son expertise marketing et commercialisation vis à vis de ses clients."

Pour relancer la raffinerie, Shell financera 10 millions d’euros des travaux immédiatement. Puis 10 autres millions d’euros sur les six mois de travail à façon pour des travaux récurrents de sécurité des équipements… L’ensemble sous forme d’avance remboursable.

De son côté l’Etat va prêter 20 millions d’euros à la raffinerie pour financer les travaux. Par contre, l’annonce de 10 millions d’euros de quotas de CO2 faite par Nicolas Sarlozy laisse dubitative l’intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie. "Nous devrions obtenir cette somme en vendant notre quota de CO2, mais ce ne serait pas intéressant, puisque nous devrions les racheter dans deux mois quand la raffinerie refonctionnera", estime Nicolas Vincent, un des porte-paroles. Quant aux salariés du site, ils restent pour l’instant sur leur faim, le ministre de l’industrie Eric Besson ayant déjà annoncé lundi 20 février l’arrivée d’un contrat… "Nous aurions aimé l’annonce d’un repreneur. Au moins allons-nous pouvoir présenter une raffinerie en marche à d’éventuels candidats…", expliquait un ouvrier à l’issue de la visite de Nicolas Sarkozy. Des repreneurs qui ont jusqu’au 15 mars pour déposer leur dossier auprès de l’administrateur judiciaire.

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