Vers un déblocage du dossier SeaFrance

Les négociations avancent entre les administrateurs judiciaires de SeaFrance et la CFDT. Un accord de médiation doit être signé lundi : les bateaux de la compagnie devraient pouvoir reprendre la mer d'ici au 12 décembre.

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Vers un déblocage du dossier SeaFrance

Un accord a été trouvé vendredi 25 novembre au ministère des Transports : les quatre ferries de SeaFrance vont pouvoir repartir. Il faut encore "que les bateaux soient soumis à un bilan technique d'ici au 12 décembre, date à laquelle ils pourraient reprendre la mer" explique-t-on au ministère à l'issue d'une réunion regroupant tous les acteurs du dossier.

Les quatre navires de la compagnies de ferries n'ont pas bougé depuis le 15 novembre. Les administrateurs judiciaires de SeaFrance ont décidé de les faire rester à quai après la menace de certains salariés de faire couler les ferries. Les syndicats affirment aujourd'hui que cette immobilisation coûte 400 000 euros par jour à la société.

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Le projet de Scop avance

Le 16 novembre, le tribunal de commerce de Paris a décidé la liquidation judiciaire de SeaFrance. Cette décision a été accueillie par des cris de joie des salariés, une réaction qui a beaucoup étonné. Le tribunal a décidé de rejeter l'offre de reprise présentée par Louis Dreyfus Armateurs (LDA). Cette proposition prévoyait 420 suppressions d'emplois.

C'est la proposition de la CFDT qui est la moins douloureuse socialement. La société collaborative (Scop) permettrait de garder tous les emplois. Un nouvel élément encourageant a été révélé par France Inter samedi 26 novembre : Jean-Michel Giguet, ancien président du directoire de Britanny Ferries, accepte de prendre la direction de la Scop. Il apporte donc son expérience et sa crédibilité au projet.

Problème : le financement de la proposition de Scop n'est pas encore bouclé. La région Nord/Pas-de-Calais a annoncé qu'elle acceptait d'apporter 10 millions d'euros, mais seulement si d'autres partenaires participent au tour de table.

Aucun groupe privé n'a manifesté son intention de voler au secours de SeaFrance. La SNCF, dont la société est une ancienne filiale, a annoncé qu'elle ne fournirait rien de plus qu'un appui technique. Le groupe public de transport estime qu'une aide financière serait contraire au droit européen de la concurrence. On ne sait donc toujours pas comment les salariés de SeaFrance vont pouvoir sauver durablement leurs postes.

L'emploi est l'enjeu principal de cette affaire. Seafrance est un des principaux employeurs de Calais, avec 880 salariés. Depuis la mise en service du tunnel sous la Manche, la compagnie accumule les déficits et allourdi sa dette. Après le plan de sauvetage, il faudra réfléchir au redressement de l'activité.

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