Vers la liquidation judiciaire de Sabart Aéro Tech en Ariège

Fournisseur de billettes en aluminium pour l'aéronautique et le spatial, Sabart Aéro Tech devrait fermer ses portes dans quelques semaines, à Tarascon-sur-Ariège (Ariège). La liquidation judiciaire devrait être prononcée le 15 mai 2017. L’usine compte à ce jour 34 salariés.

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Vers la liquidation judiciaire de Sabart Aéro Tech en Ariège
Aire de stockage de billettes de Sabart Aéro Tech, à Tarascon-sur-Ariège.

La petite commune de Tarascon-sur-Ariège, en Ariège, n'en finit plus de tourner la page de l'ex-Péchiney. Une histoire douloureuse pour un site industriel qui occupait un peu plus de 450 personnes dans les années 1980 et dont l'érosion progressive devrait finalement aboutir, d'ici quelques semaines, à une fermeture définitive et à la perte d'emploi pour les 34 salariés de Sabart Aéro Tech.
Placée en redressement judiciaire en octobre 2016, l'usine tarasconnaise, devenue Sabart Aéro Tech en 2014, spécialisée dans la production de billettes d'alliages d'aluminium pour l'aéronautique, le spatial, la Défense et l'énergie, se dirige vers une liquidation. Le tribunal de commerce de Foix, qui devait rendre, hier, 10 avril, sa décision concernant cette éventuelle liquidation, a toutefois repoussé son délibéré au 15 mai.

Les 34 salariés devront donc continuer à travailler jusqu'à cette date, carnet de commandes oblige, alors que, faute d'avoir pu trouver une solution viable de reprise, tout laisse à penser que le site s'avance bien vers le clap de fin. Une décision qui intervient alors même qu'une première partie du site initial, déjà cédée par Rio Tinto à la municipalité de Tarascon, est en cours de réhabilitation, avec création d'espaces verts et de jardins publics.

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En décembre 2016, le tribunal de commerce de Foix avait décidé de prolonger la période d'observation pour permettre à d'éventuels repreneurs de se manifester et de préciser leurs projets. Plusieurs pistes avaient été évoquées. Finalement, le seul candidat potentiel à la reprise, le Hollandais Zalco, a préféré jeter l'éponge.

Créée en 1929 et intégrée au groupe Péchiney à partir des années 1950, l'usine de Tarascon a changé de mains à plusieurs reprises depuis le début des années 2000, avec, à chaque fois, une réduction de ses effectifs, passant successivement sous la houlette d'Alcan, de Rio Tinto et de Constellium, avant sa reprise en 2014 par le consortium américain AIAC (American Industrial Acquisition Corporation).

Marina Angel

MARINA ANGEL

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