Veritas rachète Inspectorate, leader du contrôle des produits pétroliers

Veritas double le nombre de ses laboratoires et développe son activité de contrôle des matières premières en rachetant la filière Inspectorate. Une opération à 540 millions d'euros plutôt bien reçue sur les places boursières.

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Veritas rachète Inspectorate, leader du contrôle des produits pétroliers

Bureau Veritas a annoncé mardi la signature d’un accord avec la société britannique Inspicio pour acquérir sa filiale Inspectorate. Cette acquisition rentre dans une stratégie de rachats entrepris depuis plusieurs années. Le deuxième groupe mondial des services d’évaluation de conformité et de certification a ainsi déboursé 450 millions de livres sterlings (540 millions d’euros) afin « d’atteindre une taille critique sur le marché porteur de l’inspection et des tests de matières premières », explique Frank Piedlièvre, le PDG de Bureau Veritas. La transaction sera effective au cours du troisième trimestre 2010, après l'obtention de l'accord des autorités de la concurrence concernées.

L’opération positionnera Bureau Veritas dans le top trois mondiaux de l’inspection et des tests des matières premières. Le marché potentiel est estimé à 5 milliards d’euros. Son potentiel repose sur les besoins croissants des pays émergents, le renforcement des réglementations et le mouvement d’externalisation des laboratoires des grandes entreprises. Le rachat d’Inspectorate permet à Bureau vertas de rentrer sur le marché et de contourner les barrières à l’entrée. Or, les coûts d'entrées sont particulièrement élevées dans le domaine des contrôles des matières premières : nécessité de disposer d’un réseau mondial de laboratoires accrédités, d’une réputation et d’un savoir-faire indiscutables auprès des grands comptes des entreprises clientes.

Réputation. Inspectorate a d'ores et déjà fait ses preuves sur le marché international. La filière est un des leaders mondiaux dans le contrôle des matières premières. L’entreprise est en deuxième position sur le marché des Etats-Unis pour les produits pétroliers et pétrochimiques, en deuxième position mondiale pour le secteur des métaux et minéraux et en troisième position pour les produits agricoles et autres biens. Bureau Veritas peut ainsi pénétrer le segment de marché du contrôle des produits pétroliers et compléter sa position sur les minéraux. « Avec l’intégration d’une entreprise de la réputation d’Inspectorate, nous élargissons notre offre et nous renforçons notre réseau international aux Etats-Unis et dans les principales économies émergents », précise Franck Piedelièvre.

Relutive. Cette acquisition d’un montant de 450 millions de livres sera financée au moyen de lignes de crédits existantes et nouvellement renégociées. Le rachat porte l’endettement de Bureau Veritas à l’équivalent de deux fois sa marge opérationnelle fin 2010. L’entreprise assure néanmoins dans son communiqué que ce rachat est « une opération relutive* ». Le bénéfice, hors synergie, serait « de l’ordre de 3% en 2010 et de 4% en 2011», promet le communiqué. Une promesse qui semble rassurer les actionnaires. Peu après l’ouverture de la Bourse de Paris, le titre Bureau Veritas avait gagné 2,47%, portant l’action à 46,42 euros. C’est la plus forte hausse de la matiné au Palais Brongniart. Cette hausse a toutefois été modérée par la suite. En ce début d’après-midi l’action se vend à un peu plus de 46 euros seulement. Soit une hausse de 1,56% par rapport au cours à la fermeture d’hier.

Morgane Remy

* une acquisition dont les effets positifs sur le chiffre d’affaire seront supérieurs aux coûts de l’acquisition

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