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Veolia Transdev, un pied dans la baie de Sydney

Astrid Gouzik , , ,

Publié le

Six mois après la privatisation des ferries assurant la traversée de la baie de Sydney, Veolia Trandev, la filiale transport public de Veolia, dresse un premier bilan. Passagers satisfaits, salariés apaisés, ministre réjouie, l’industriel français assoit sa réputation en Australie.

Veolia Transdev, un pied dans la baie de Sydney © Astrid Gouzik

"N’est-ce pas la plus belle baie au monde ? Et je ne dis pas ça pour l’opéra"... En fond, l’opéra majestueux lové dans la baie de Sydney. Au premier plan, voguant sur l’eau sombre, les ferries opérés par Veolia Transdev depuis le 28 juillet 2012. La fierté de Steffen Faurby, le patron exécutif des Harbour City Ferries où collaborent deux industriels : l’australien Transfield Services et le français Veolia Transdev.

Six mois après avoir remporté l’appel d’offres pour opérer le réseau de ferries, le bilan est positif. "Je suis très satisfaite de notre coopération avec Veolia Transdev", complimente Gladys Berejiklian, la ministre des Transports de l’Etat du New South Wales.

La privatisation des ferries

Les activités de Veolia Transdev à Sydney

Les bus du New South Wales
Le monorail
Les Harbour city ferries
Le tramway
Le pari était pourtant loin d’être gagné lorsque fraîchement élue en 2011, la ministre libérale annonce vouloir privatiser ce symbole de la baie de Sydney. La mesure est représentative de ses convictions : "le gouvernement doit pouvoir fixer des règles aux opérateurs de transport publics, mais ils sont plus efficaces s’ils viennent du secteur privé", affirme-t-elle.  

Dans un contexte social où les syndicats sont extrêmement puissants, la bataille s’annonçait rude. "Mais cela n’a absolument pas été le cas", garantit Francis Angotti, directeur général de Veolia Transdev pour la région Asie-Pacifique. Dans sa réponse à l’appel d’offres, la filiale transport public de Veolia avait assuré la reprise totale des effectifs. Sur les 560 personnes employées par l’Etat, 90% ont accepté la proposition de Veolia Transdev. 470 personnes ont finalement suivies, convaincues par un contrat signé par l’industriel, assorti d’une garantie de l’Etat concernant la retraite.

A l’heure où se déroulent en France – parfois dans la douleur – les négociations emploi, le scénario australien semble rêvé. Certes. Mais l’affaire peut encore se corser car les accords collectifs doivent être renégociés en 2014, tout sera alors remis à plat... garanties de l’Etat incluses.

Un pilier de la stratégie australienne de Veolia Transdev

Rien qui ne semble effrayer la firme française, bien implantée en Australie. Elle dispose d’une certaine expérience dans le domaine puisqu’elle opère également les ferries de Brisbane depuis 2003. Et le marché est appétissant. Le contrat court jusqu’en 2019 pour cette flotte de 31 navires, et pour un montant total de 800 millions de dollars. Une jolie enveloppe alors que Veolia Transdev réalise un chiffre d’affaires de 380 millions d’euros par an en Australie.

Avec une tendance du marché des ferries à la hausse, une extension et une création de ligne pour le tramway, et la privatisation de certaines routes, Veolia Transdev compte bien consolider sa présence à Sydney... un pied dans l’eau, l’autre sur les lignes du bus !  

Astrid Gouzik, envoyée spéciale à Sydney

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