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Ventes monde et espionnage : Renault se veut confiant

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Renault ne se contente pas de courir après ses espions, il vend aussi des voitures ! Avec 2.6 millions de véhicules (particulier et utilitaires) vendus en 2010, le constructeur affiche son meilleur score depuis 2005 et une progression mondiale de 14% par rapport à 2009.

Ventes monde et espionnage : Renault se veut confiant © Renault

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Comme nous l’indiquions dans notre article du 16 décembre, ce record doit beaucoup aux marchés émergents (+26%), et aux modèles Dacia qui continuent leur percée en Europe comme dans le reste du monde. Selon Jérôme Stoll, Directeur du commerce, la marque Dacia est ainsi en progression de 12%.

Et si Renault gagne 14%, il le doit bien-sûr au succès des nouvelles Mégane, mais aussi à celui de la gamme « Entry ». Les Logan, Sandero ou Duster badgées Renault réalisent ainsi, à elles seules, près de la moitié de la progression de la marque.

Affirmant que ces modèles low-cost doivent être considérés comme des Renault à part entière, Jérôme Stoll avoue cependant que le groupe s’est laissé surprendre par le succès du cross-over Duster et que les usines de Roumanie et du Maroc sont largement sous-capacitaires. 100 000 commandes ont ainsi été enregistrée en 9 mois et la production a du être été réorganisée pour augmenter au maximum les cadences de ce nouveau modèle.

Reste l’affaire d’espionnage…  Selon Renault, les fuites ne toucheraient aucune donnée stratégique sur les batteries ou les moteurs. Elles se limiteraient à des informations sur l’architecture des véhicules électriques ou leurs systèmes de commercialisation. Interrogé lors de la conférence de presse des résultats, Jérôme Stoll s’est refusé à tout commentaire.

En coulisse, certains  collaborateurs se disent, eux, éberlués : « Il est incompréhensible que des cadres que nous croisions tous les jours en soient arrivés à trahir la marque pour des questions d’argent. » Cela est d’autant plus étonnant que, s’il ne s’agit réellement que de données sans grande valeur, on peut se demander pourquoi un membre du directoire aurait risqué son salaire, ses 30 ans d’ancienneté et l’assurance d’une retraite chapeau conséquente. A moins que la communication du groupe ne cherche à minimiser l’affaire…
 

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