Value up, le C4 Cactus de Renault

Le constructeur français Renault travaille aussi sur un crossover à consommation frugale. Un véhicule qui augmenterait ses marges tout en apportant plus de valeur ajoutée au client. Son concept, baptisé Value up, restera cependant un prototype interne et pourrait même ne pas être dévoilé au public.

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Value up, le C4 Cactus de Renault
Le concept Zoé City de Renault, dont le design se rapproche de celui du Value Up

Renault a aussi son C4 Cactus. Son nom : Value up. Ce concept a été dévoilé jeudi 11 décembre au Technocentre de Guyancourt (Yvelines) et préfigure une nouvelle orientation stratégique chez Renault. Le constructeur français souhaite en effet proposer dans le futur à ses clients un véhicule avec une forte valeur ajoutée, tout en conservant un tarif de conception raisonnable et en amenant des marges élevées à l’entreprise. Une approche qui rappelle indéniablement celle de Citroën avec le C4 Cactus.

Priorité à la citadine low-cost

"Citroën et Renault ont eu à peu près au même moment une approche stratégique similaire, mais nous avons fait le choix de privilégier d’abord un autre projet stratégique pour le groupe", résume Patrick Le Charpy, responsable pour le design au Laboratoire Collaboratif d’Innovation (LCI). Cet autre projet, c’est celui de citadine ultra-low-cost basée sur la nouvelle plateforme modulaire CMF-A, lancée en Inde l’année prochaine. Elle partage avec le Value up certains éléments, comme la banquette arrière. Elle est surtout issue du même Laboratoire Collaboratif d’Innovation, un département d’une cinquantaine ingénieurs ultra-créatifs chargés de définir le futur de Renault.

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Look d’une BMW i3

De prime abord, le Value up ne se présente pas comme futuriste. Petit crossover de 3,80 mètres de long, le concept rappelle la BMW i3, avec une forme arrondie et surtout des vitres de portières très basses et une ligne de ceinture élevée. La face avant adopte un large logo Renault sur fond noir, des phares saillants comme sur le concept Kwid présenté à New Delhi l’an dernier et un capot creusé. L’allure générale rappelle aussi la R5. "Nous avons voulu créer une nouvelle expérience de conduite, avec une voiture très ouverte sur la ville", explique le designer du véhicule. Le concept doit ainsi plaire à de jeunes urbains connectés, plutôt des conductrices et leur permettre de s’évader d’une mégalopole oppressante. Pour ne pas masquer la vue des passagers arrière, seul le conducteur dispose par exemple d’un appuie-tête, et ce dernier est transparent.

Du bambou

Le Value up doit aussi développer de grandes approches du futur chez Renault. "Trois lignes ont structuré le véhicule : une Interface Homme-Machine à double écran, un travail sur la lumière et une efficience énergétique", résume Denis Blandin, directeur engeniering du projet. Le Value up dispose par exemple de bambou, très léger mais aussi très solide, le tout à un coût raisonnable. Renault l’a laissé apparent sur le bas des portières et le bas des vitres latérales. Autre élément de luminosité : un toit façon moucharabieh, très esthétique. Pour contenir les coûts, Renault a conçu le concept sur une base roulante de Clio 4.

Une planche de bord en écran

Cette esthétique se retrouve dans les deux grands écrans de 16 pouces (un pour le conducteur, un pour le passager) qui habite désormais la planche de bord. L’IHM a été en partie développée avec une start-up extérieure à Renault, spécialisée dans la connectivité et l’électronique grand public. "Cette structure nous permet de nous tenir au courant des dernières nouveautés dans ces domaines", explique Patrick Le Charpy. Dévoilé au milieu des nombreux schémas qui ont amené à sa conception, le Value up restera cependant un prototype interne, "un laboratoire roulant" comme l’a rappelé Serge Mouangue, responsable pour la stratégie produits au LCI. Il pourrait même ne pas être dévoilé au public.

Pauline Ducamp, à Guyancourt

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