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L'Usine de l'Energie

Vallourec, la lumière au bout du tuyau

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Les gaz et les pétroles de schiste américains vont-ils remettre à flot Vallourec, le spécialiste des tubes ? La reprise américaine marque un retour des volumes de production. Mais l’année 2016 est encore marquée par des résultats négatifs.

Vallourec, la lumière au bout du tuyau
Le président de Vallourec, Philippe Crouzet.
© luc pérénom; Vallourec

Selon le président de Vallourec Philippe Crouzet, le point bas pour son groupe a été atteint au premier semestre 2016.  Entre le point haut d'avril 2014 et avril 2016, le volume de tubes expédiés par les usines du Français a été divisé par deux. Entre 2015 et 2016, ce volume a diminué  de 22%.  Mais les dirigeants de l’entreprise soulignent que les productions expédiées ont cru de 18 % au quatrième trimestre 2016 par rapport au quatrième trimestre 2015.

Cette lueur d’espoir n’a pas sauvé les comptes pour l’année passée. Le chiffre d’affaires s’établit à 2,97 milliards d’euros en recul de 22%. Le résultat net est à -758 millions d’euros contre -865 millions d’euros en 2015. Cette période de disette depuis deux ans a permis à l’entreprise de mener à bien sa réorganisation. Avec la fermeture et la cession de plusieurs actifs dont l’aciérie de Saint-Saulve en France, la mise en place d’un plan d’économie, une augmentation de capital de 1 milliard d’euros.

Une usine chargée à 100 %

Surtout l’entreprise a repensé son empreinte géographique. En 2010, l’Europe comptait pour deux tiers de la production du groupe. Aujourd’hui, elle ne compte que pour 23 %. Pour le reste, la production est à 35 % au Brésil, 24 % en Amérique du Nord et 18 % en Chine.

Pour 2017, Philippe Crouzet prédit un accroissement du chiffre d’affaires grâce "à la vivacité de la reprise aux Etats-Unis". "Notre usine aux Etats-Unis n’employait que 20 % de ses capacités en septembre, elle est désormais à 100%", constate-t-il. Ailleurs l’activité reste atone. Mais après deux ans de sous-investissements dans l’exploration et la production, le groupe s’attend à un contre-choc pétrolier. "Il y a un croisement de la courbe de l’offre et de la demande. Les fondamentaux de la reprise sont là. Reste à savoir quand elle va prendre massivement", prédit-il.

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