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Vallourec fait valoir sa technicité dans le Golfe du Mexique

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Vallourec va livrer 14 000 tonnes de tubes au pétrolier Hess pour un projet dans le Golfe de Mexique. Les conditions extrêmes du champ à mettre en exploitation ont permis au groupe français de déployer tout son savoir-faire.

Crédits : Vallourec 

Si Vallourec passe difficilement la crise pétrolière et est très chahuté en Bourse, le groupe n’a rien perdu de sa compétence technique. Il le prouve dans le Golfe du Mexique. Le leader mondial des tubes premium pour le secteur pétrolier va fournir 14 000 tonnes de tubes en acier à l’américain Hess : 5 000 tonnes de tubes pour le puits et 9 000 tonnes de tubes sans soudure pour relier le puits aux équipements de surface.

Le contrat ne représente pas un montant très élevé - environ 40 millions de dollars - mais il est très symbolique. Il se situe sur l’un des marchés les plus importants pour la société française, dans une zone qui a encore en mémoire la marée noire provoquée par BP en 2010 et exige donc des normes de sureté très élevées. 

Tout l'éventail de solutions

Le contrat concerne le champ offshore de Stampede à 185 kilomètres au sud de la Louisiane. La tête de puits se situe sous 1000 mètres d’eau. Le forage demandera de traverser 9 000 à 10 000 mètres de couches terrestres, dans des conditions extrêmes de pression et dans un milieu corrosif. "Stampede est l'un des projets emblématiques dans le golfe du Mexique et nous avons été capables de déployer l'ensemble des solutions du groupe", a expliqué Didier Hornet, directeur pétrole et gaz de Vallourec, lors d’une conférence téléphonique.

Le champ devrait entrer en production à partir de 2018. Une fois cette première phase de développement achevée, d’autres commandes devraient être passées par Hess et pourraient revenir à Vallourec.

Ce bol d’oxygène pour les comptes et la notoriété de Vallourec tombe à point nommé alors que la crise pétrolière continue à resserrer les budgets des grands pétroliers. Mercredi 23 septembre, Total a annoncé un durcissement de son plan d’économies. Le groupe a relevé son objectif de réduction de ses coûts opérationnels de 50 % sur la période 2015-2017 pour atteindre désormais trois milliards de dollars. Par ailleurs, il revoit à la baisse ses investissements : entre 23 et 24 milliards de dollars en 2015, entre 20 et 21 milliards en 2016 et entre 17 et 19 milliards par an à partir de 2017.

Ludovic Dupin

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