Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Valérie Pécresse juge intenable une fermeture estivale du RER B pour le Charles-de-Gaulle Express en 2023

Rémi Amalvy , ,

Publié le

Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a estimé lundi 13 mai que le scénario visant à interrompre le RER B plusieurs semaines en 2023 pour la mise en service du Charles-de-Gaulle Express à temps pour les Jeux olympiques de 2024 est intenable. Elle opte plutôt pour une deuxième option, qui implique des chantiers plus étendus, et une livraison de la liaison express entre le centre de Paris et l'aéroport en 2025.

Valérie Pécresse juge intenable une fermeture estivale du RER B pour le Charles-de-Gaulle Express en 2023
La présidente de la région Ile-de-France ne souhaite pas que le RER B soit interrompu
© Renaud CHODKOWSKI CC Flickr

La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a jugé lundi 13 mai intenable le scénario proposé vendredi 10 mai par le préfet de région Michel Cadot, visant à mettre en service la liaison Charles-de-Gaulle Express (CDG Express) pour les JO 2024. Dans un communiqué, elle explique que cette organisation risque de "dégrader la ponctualité déjà problématique du RER B".

Lancé en juin 2014, le projet du CDG Express ambitionne de relier la gare de l'Est à Paris à l'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy en une vingtaine de minutes, et pour une vingtaine d'euros le trajet. Cette liaison emprunterait en partie les voies du RER B au nord de la capitale.

Afin d’assurer une mise en service de la navette rapide à temps pour les Jeux olympiques, le scénario présenté par le préfet de région propose une fermeture complète de la partie nord du RER B pendant trois semaines durant l’été 2023, et des fermetures fréquentes de la ligne à partir de 23 heures. Évoquant la coupure de trois semaines, qui impliquerait de faire voyager dans des bus entre 200 000 et 300 000 personnes par jour, Valérie Précresse estime que la SNCF ne s'engage pas assez "sur sa capacité à gérer des transports de substitution crédibles".

Un million de voyageurs concernés

Si l’option est retenue, au moins un million de voyageurs serait concerné. Pour Île-de-France Mobilités, que Valérie Pécresse préside également, le deuxième scénario proposé par le préfet paraît plus viable. Celui-ci implique une livraison du CDG Express après les JO, en 2025. Les chantiers seraient plus étendus, avec davantage de coupures du RER B le week-end, entre 2021 et 2023.

Cette alternative devra cependant être améliorée en mettant en place "un fond d’indemnisation des voyageurs en cas de dégradations imprévues du service liée à des aléas de travaux", précise Valérie Pécresse. Une offre spéciale JO pourrait également être mise en place, avec des RER B directs entre Gare du Nord et l’aéroport CDG. Une "compensation acceptable pour le Comité olympique" selon elle.

Il incombe désormais au Premier ministre de trancher, et la présidente de la région Île-de-France espère qu’il fera le bon choix. Sinon, "ce serait une décision perdant-perdant avec l’assurance de ne pas tenir l’échéance des Jeux olympiques compte-tenu du planning extrêmement tendu et la dégradation inacceptable des conditions de transport des Franciliens pendant ces années de travaux".

 

 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle