Vaccins: la longue marche de Rhône Mérieux

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Vaccins: la longue marche de Rhône Mérieux

C'est l'aboutissement de quatre ans d'acharnement. L'entrée, le mois dernier, de Mitsubishi Kaise à hauteur de 40% dans le capital de Phylaxin, la filiale japonaise de Rhône Mérieux, ouvre enfin les portes du marché japonais aux vaccins vétérinaires du français. Or le marché japonais est le deuxième de la planète (10% des ventes), derrière celui des Etats-Unis, à égalité avec la France. "Mérieux, leader mondial de la spécialité, ne pouvait en être absent", explique Frédéric Bénoliel, le charismatique patron de Phylaxin à Tokyo.

La treizième licence est la bonne

Après dix ans de vaine bataille pour tenter d'exporter directement ses produits, en 1990, Mérieux décide d'attaquer le système japonais de l'intérieur. Mais, pour fabriquer et distribuer des vaccins dans l'Archipel, il faut nécessairement posséder l'une des treize licences accordées par les autorités. Douze sont la propriété de grands groupes nippons. La treizième - détenue par Phylaxin, une petite société qui périclitait - sera la bonne. Prise de participation, puis absorption. Mérieux a sa licence. Un laboratoire de développement ultramoderne est construit dans la cité scientifique de Tsukuba. Inauguré fin 1993, il doit permettre l'homologation progressive des vaccins qui seront mis sur le marché. Une opération qui prendra encore trois ans avant que le français puisse commencer à vendre. Mais Rhône Mérieux prépare déjà cette prochaine étape. Il lui fallait un partenaire japonais de poids pour s'assurer une bonne distribution et garantir le renouvellement de sa licence: ce sera Kaise, présent dans la pharmacie et l'agrochimie. 18millions de francs ont déjà été investis. Une centaine de millions le seront encore, notamment pour la construction d'une unité de production en série. Les toutes premières recettes, elles, sont attendues pour 1997.



USINE NOUVELLE - N°2449 -

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