Economie

Usines textiles au Bangladesh : la France appelle ses entreprises à signer l'accord sur la sécurité

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La ministre française du Commerce extérieur Nicole Bricq a appelé les entreprises françaises à suivre l'exemple du géant de la distribution Carrefour qui a signé un accord pour renforcer la sécurité des usines textiles au Bangladesh après l'effondrement de l'immeuble du Rana Plaza. Auchan et Camaïeu ne figurent pas parmi la trentaine de signataires de cet accord sur la sécurité des bâtiments du textile.

Usines textiles au Bangladesh : la France appelle ses entreprises à signer l'accord sur la sécurité © SINDEU Sébastien - L'Usine Nouvelle

Avec un bilan établi à 1 127 morts, l'effondrement du l'immeuble du Rana Plaza dans la banlieue de Dacca, capitale du Bangladesh, restera comme l'un des plus graves accidents industriels de l'histoire. Quelques semaines après ce drame, plusieurs grandes marques occidentales d'habillement, dont Carrefour (marque Tex), l'italien Benetton, l'espagnol Inditex (marque Zara), le britannique Marks and Spencer ou le suédois H&M, ont signé un accord visant à renforcer la sécurité des usines textiles au Bangladesh.

Ce mercredi 22 mai, la ministre française du Commerce extérieur Nicole Bricq a appelé les autres entreprises françaises à suivre l'exemple du numéro un européen de la distribution. "Carrefour, entreprise française de renom a signé cet engagement. J'invite l'ensemble des entreprises nationales à suivre cet exemple", a déclaré la ministre devant les députés de l'Assemblée nationale. Le Bangladesh est le troisième fournisseur de textiles de la France derrière la Chine et l'Italie et devant l'Inde et la Turquie.

Selon certaines ONG et des journalistes présents sur place, des étiquettes de la marque Tex (Carrefour), In Extenso (Auchan) et Camaieu ont été retrouvées sur les lieux de la catastrophe au Bangladesh. Carrefour avait précisé mi-mai n'avoir "eu aucune relation commerciale avec les entreprises locales qui étaient en activité dans l'immeuble qui s'est effondré" mais le groupe a tout de même accepté de signer l'accord sur la sécurité des usines textiles.

En revanche, Auchan et Camaïeu, qui avaient eux aussi contestés toute activité dans le pays, ne figurent pas parmi la trentaine de signataires de cet accord sur la sécurité des bâtiments du textile, qui ne concerne toutefois qu'environ un millier d'usines de textile sur les 3 500 qui travailleraient pour l'exportation au Bangladesh.

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