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L'Usine Maroc

Usine PSA au Maroc : ISI et ces dizaines d'équipementiers chinois qui s’y intéressent de près

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Publié le

La future usine de PSA entrainera nécessairement une partie des équipementiers dans le sillage de son implantation à Kenitra. Certains grâce à ses connections chinoise liées à son partenariat avec Dongfeng. Parmi eux, le groupe franco-chinois ISI, sera peut être le premier à poser pied au Maroc.

Usine PSA au Maroc : ISI et ces dizaines d'équipementiers chinois qui s’y intéressent de près
Cérémonie de signature de l'accord industriel de PSA avec le Maroc
© psa

Les entreprises citées

"Nous sommes arrivés ici avec Renault. Avec le lancement du projet PSA nous allons renforcer notre activité au Maroc", annonce Michel Li guisheng, président du groupe International Services Industrie (ISI) dont le siège est à Paris et l’activité en Chine.

ISI Group produit notamment des pinces de soudage par résistance dans son usine située dans le Wuhan  depuis 2007, et dans son usine en Italie depuis 2013. Il travaille ainsi en Chine pour Alstom, Renault, PSA ou Dongfeng.

Au Maroc, "Nous travaillons pour l’instant avec Renault, mais on vendait déjà à la Somaca entre 1990 et 2010", raconte Adrien Alves, directeur commercial France du Groupe.

Aujourd’hui, le groupe exporte ses pinces et assure les services liés grâce à son représentant à Tanger, le groupe TB Maroc, spécialisé dans l'importation et la distribution des pièces de rechange et accessoires pour les industriels et la mise à disposition d’un service après-vente.

Une dizaine de personnes travaille ainsi pour ISI Group au Maroc. "Aujourd’hui, on ne fait que 1 à 2 millions d’euros de chiffre d’affaires au Maroc", indique Michel Liguisheng, mais "on pense faire évoluer notre partenariat avec TB Maroc. Demain, on aura une activité sur le territoire marocain. Nous sommes en train de mettre en place une filiale ici", précise Adrien Alves.

Et pour cause, l’installation de PSA à Kenitra va changer la donne. Les modèles produits au Maroc seront basés sur la plateforme Common modular platform (CMP) (anciennement plateforme EMP1), que PSA développe actuellement avec son partenaire chinois Dongfeng et par là même avec les sous-traitants chinois de Dongfeng.

"PSA a demandé à ses fournisseurs monde, et notamment chinois, de l’accompagner au Maroc. Il en compte 200 à 300", révèle Adrien Alves.

Le 30 octobre , le ministre de l’Industrie et du Commerce a invité 350 équipementiers à visiter l'Atlantic Free Zone de Kenitra. "La première fois que je vous ai vu, M. Liguisheng, vous étiez le seul équipementier chinois de la délégation. La dernière fois, c’était à Kenitra, il y a un mois, avec une cinquantaine d’autres équipementiers chinois", s’est réjoui le ministre Moulay Hafid El Alamy, intervenant dans le cadre du Sino-african entrepreneurs Summit, à Marrakech, le 27 novembre 2015.

"On s’attendait à en recevoir seulement une dizaine, ajoute Hakim Abdelmoumen, président de l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce automobile (AMICA). Ils ont été très surpris par la qualité des infrastructures et nous avons déjà commencé, pour certains d’entre eux, à chercher des terrains pour leurs usines."

Aujourd’hui, les sous-traitants chinois de PSA et Renault, sont donc les seuls industriels chinois de l’automobile à s’intéresser directement au Maroc. Les constructeurs automobile BAIC, Sinotruk Group, Zong Tong Bus et Dongfeng ont tous préféré déléguer aux sociétés marocaines Riad Holding Motors et Auto Hall le simple assemblage (CKD) de leurs véhicules vendus au Maroc et dans sa région.

L’Algérie, dont la taille du marché national est nettement supérieure à celle du Maroc, a fait l’objet de bien plus nombreuses tentatives d’installations industrielles directes - dans le montage de véhicules, là encore - mais aucun n’a encore abouti.

Les premières tentatives avaient été interrompues par la loi de Finances de 2009 instaurant l’obligation pour tout nouvel investisseur de réaliser des JV minoritaires (49-51) avec une entreprise algérienne.

Julie Chaudier à Casablanca

 

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